La phrase

Je ne crois à l'éclatement, ni de la droite, ni de la gauche, parce que le système présidentiel l'empêche. [...] Du reste, pour le moment, la droite était au bord de la guerre civile et pourtant, elle n'a pas éclaté. Maintenant, Copé et Fillon sont copains comme cochons. Pourquoi ? Parce que les règles institutionnelles les empêchent de s'entre-tuer, même chose au PS.

Jacques Julliard, entretien à  nonfiction.fr

Fondation Jean Jaurès

Fondation Jean Jaures

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CNL
Réindustrialiser. Pourquoi ? Comment ?
[mercredi 04 janvier 2012 - 20:00]
Economie
Couverture ouvrage
La France sans ses usines
Éditeur : Fayard
171 pages / 15,20 € sur
Résumé : Jusqu'à la crise de 2008, la désindustrialisation était considérée comme un phénomène normal dans les pays développés et la situation de la France à cet égard n'inquiétait pas grand monde, mais les choses ont changé.
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ils disent un mot des dispositions qu’il conviendrait de prendre concernant la zone euro récapitulant ce qu’ils considèrent comme les trois échecs de la monnaie unique : la surévaluation de celle-ci depuis 2004, l’explosion de l’endettement et des prix des actifs dans les pays qui ont bénéficié d’une forte baisse des taux d’intérêt au moment de la mise en place de l’euro et l’erreur sur la convergence, qui a consisté à ne pas comprendre que la monnaie unique pousserait à la spécialisation productive . C’est cette spécialisation, qui oblige aujourd’hui à adapter les institutions de la zone euro pour que puissent cohabiter des économies industrielles et de services. Ce qui pose alors la question du fédéralisme et, tout particulièrement, de la volonté de l’Allemagne de s’y engager . Mais c’est elle finalement qui enjoint également à l’économie française de renforcer son industrie, tant qu’elle en a le potentiel.
Pour finir, le dernier chapitre reprend, en écho à Michel Houellebecq, la perspective d’une France dont l’économie se serait mise à ressembler à celle de la Floride sans subsides de l’État fédéral et sur la voie d’un appauvrissement.
Moins simple qu’il y paraît, il s’agit là d’un livre très stimulant et dont on ne saurait trop recommander la lecture.

Jean BASTIEN
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Titre du livre : La France sans ses usines
Auteur : Patrick Artus, Marie-Paule Virard
Éditeur : Fayard
Date de publication : 26/10/11
N° ISBN : 2213665974
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1 commentaire

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arthurmarshall

03/02/12 19:24
Industrie? industries? industries culturelles?
Il semble que l'invasion terminologique du post-libéralisme bien pensant à la Rushdie, à la BHL -,
ses débordements intempérés, ses glissements de terrain sémantiques recus avec autorité exigent que l on rende à l'abeille, symbole de Napoléon:
l'abeille industrieuse précisément, qui n a rien à voir avec l'industrie telle que les cheminéées d'usine - pour Vladimir Illych Ulianov, dit Lénine, ces cathédrales du XX siècle - auront abattu toutes enceintes terminologiques.
Industrieux, industriel: dex mensurations si l'on peut dire qui témoignent d'un humanisme du labeur: l'industriosité de l'abeille n est pas l'industrialisation capitaliste, corrompue,vile et malfaisante.

Bref, lorsque les enjeux sont de taille, ne trahissons pas les mots nos amis.

Charles Reesink

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