On doit avoir très peur d'écrire. Ça n'est pas un acte naturel comme manger, ou faire l'amour. D'une certaine façon, c'est un acte contre nature. C'est dire à la nature qu'elle ne suffit pas, qu'il faut une autre réalité, l'imagination littéraire. 
Carlos Fuentes, écrivain mexicain décédé hier à l'âge de 83 ans.

Au moins que tout le monde sache que la dénomination qui fait le titre de cet ouvrage correspond à un usage récent. C’est le cas du grand public. Mais il en va aussi ainsi pour les institutions de la culture. La mention du patrimoine immatériel est nouvelle. Et d’ailleurs aussi dans les cabinets ministériels, comme dans les oreilles de nos femmes et hommes politiques. Le Centre français du patrimoine culturel immatériel à la Maison des cultures du monde de Vitré ouvre ses portes depuis peu, et la rend seulement publique.
Or, la déclinaison de la notion de patrimoine culturel immatériel est une catégorie introduite par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), depuis le début de ce siècle.
Mais ce propos et ce recadrage n’éclairent pas encore tout à fait le problème. S’il fallait commencer par donner des exemples de ce type de patrimoine, on pourrait citer : les repas gastronomiques ou la corrida, puisque ces deux domaines culturels sont désormais inscrits dans les préoccupations des chercheurs. Ajoutons alors plus précisément qu’une des valeurs principales du patrimoine culturel immatériel (ici dénommé désormais PCI), est la sauvegarde, entendue comme un dispositif à la fois de préservation et de pérennisation des pratiques : c’est d’ailleurs cette dernière, la sauvegarde, qui définit véritablement la politique du PCI et l’intérêt de ses concepts (culture, identité, tradition et transmission).
Ce domaine de recherche a pour acte fondateur, dans les institutions de recherche et donc des sciences humaines, la livraison que nous commentons en ce moment. Cette dernière est le résultat d’une démarche de recherche, menée selon les usages de la discussion académique et selon la temporalité qui lui est propre. Ici, 5 bonnes années ont été nécessaires pour lancer à la fois la démarche et la publication présentée. Mais ce domaine a aussi ses règles : elles concernent l’élaboration d’inventaires, de mesures financières et administratives pour assurer la pérennité des pratiques distinguées. Elles s’appliquent par ailleurs à tous les niveaux : qu’il s’agisse de pratiques locales, nationales ou internationales.
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