On doit avoir très peur d'écrire. Ça n'est pas un acte naturel comme manger, ou faire l'amour. D'une certaine façon, c'est un acte contre nature. C'est dire à la nature qu'elle ne suffit pas, qu'il faut une autre réalité, l'imagination littéraire. 
Carlos Fuentes, écrivain mexicain décédé hier à l'âge de 83 ans.

Le conflit israélo-palestinien trouvera-t-il une issue par la négociation ? Les points de vue des deux camps sont-ils conciliables ? Leurs leaders assez forts pour amener leurs peuples à accepter la création de deux Etats, condition sine qua non de la fin du conflit ? En ont-ils seulement la volonté ? De plus en plus d’analystes répondent par la négative . Et l'on ne peut pas dire que le livre de Zyiad Clot leur donne tort.
Français de mère palestinienne, l’auteur a fait partie, entre 2008 et 2009, de la Negotiations Support Unit de l’Organisation pour la Libération de la Palestine (OLP) en qualité de conseiller juridique sur la question des réfugiés. Il a donc directement participé aux négociations entre l’Autorité Palestinienne (AP) et Israël, et son témoignage vient confirmer deux impressions largement partagées
La première, c’est l’absurdité de l’occupation que Zyiad Clot souligne en racontant son quotidien à Ramallah : côté palestinien, avec les attentes interminables aux checkpoints (censés assurer la sécurité des habitants des implantations qui demeurent quasiment invisibles puisqu’ils évoluent dans un monde quasi-parallèle), la paralysie économique, les drames humains que l’occupation engendre et, inévitablement, la rage qu’elle suscite. Côté israélien également, avec la gestion militaire de la vie d’un million et demi de personnes et la banalisation des humiliations, volontaires ou non, infligées quotidiennement par des jeunes adultes qui, parfois, comprennent à peine ce qu’ils font là. Toutes les enquêtes d’opinion montrent qu’une immense majorité des israéliens savent la situation instable et reconnaissent le droit des Palestiniens à disposer de leur Etat.
Des négociations inutiles
La seconde, c’est qu’une conclusion s’impose : il ne sortira vraisemblablement rien des différentes séances de négociations. D’une part parce que, compte tenu de la désorganisation et des luttes de pouvoirs au sein de l’Autorité Palestinienne, ce qui est négocié ici peut l’être en sens inverse dans la pièce d’à côté. D’autre part, parce que le gouvernement israélien, croyant avoir mis son peuple définitivement à l’abri du terrorisme grâce à la barrière de sécurité, ne cherche pas à aboutir à un accord mais uniquement à gagner du temps pour poursuivre l’expansion des implantations. Stratégie de ''processus sans paix'' exposée dès mai 2009 par le Premier ministre israélien dans son discours à l'université Bar-Ilan : des feuilles de route à demi respectées (des deux cotés), un gel jamais complet de l'extension des implantations, des dates-butoirs éternellement repoussées, des conditions préalables tantôt exigées (que les Palestiniens reconnaissent le caractère juif d'Israël), tantôt rejetées (les Palestiniens exigeant l'arrêt des implantations pour revenir à la table des négociations). S’il accepte bien le principe de la création d’un Etat palestinien ("A chacun son drapeau, à chacun son hymne''), les limites qu’il y pose sont clairement inacceptables pour les Palestiniens, notamment en ce qui concerne l’absence de continuité territoriale et la présence militaire israélienne dans la vallée du Jourdain . Deux après, rien n’a d’ailleurs changé, comme en témoigne le discours, vite qualifié de ''Bar-Ilan 2'', prononcé fin mai 2011 devant le Congrès américain.
Au final, les rencontres au sommet qui se succèdent ne semblent plus relever que de la mise en scène. Exactement ce que les extrémistes, Hamas en tête, ont toujours clamé depuis Oslo : seule la lutte armée permet de faire avancer la cause palestinienne ! D’où l’affirmation de Zyiad Clot : il n’y aura pas d’Etat Palestinien. Mais, contrairement à ce qu’on pourrait croire, cela n’est pas pour lui déplaire.
3 commentaires
Spartel
Le président palestinien Mahmoud Abbas a affirmé vendredi qu'il était prêt à reprendre des négociations avec Israël sur la base des lignes de 1967 avec un gel de la colonisation israélienne, dans un discours devant l'Assemblée générale de l'ONU.
"J'ai remis au secrétaire général Ban Ki-moon la demande d'adhésion comme membre à part entière des Nations unies de la Palestine sur la base des lignes du 4 juin 1967 avec Jérusalem-Est pour capitale", a précisé M. Abbas dans un discours devant l'Assemblée générale de l'ONU, brandissant le document sous un tonnerre d'applaudissements.
Nous sommes "prêts à revenir immédiatement aux négociations sur la base des références fondées sur le droit international (notamment les lignes de 1967, NDLR) et d'un arrêt total de la colonisation", a-t-il dit.
Il a également affirmé que par cette démarche les Palestiniens "ne cherchaient pas à isoler ni délégitimer Israël", mais l'occupation et la colonisation.
Il prononçait son discours, salué par de nombreux applaudissements et conclu par une ovation debout, environ une heure après avoir remis à M. Ban la demande d'adhésion, démarche qui a été aussitôt déplorée par Israël et les Etats-Unis.
Le président palestinien a accusé le gouvernement israélien d'avoir "sapé tous les efforts de paix" depuis un an et affirmé que la colonisation israélienne était "en train de détruire une solution à deux Etats".
"Cette politique est en train de détruire les chances d'une solution à deux Etats qui fait l'objet d'un consensus international et je mets en garde: cette politique de colonisation menace aussi la structure, voire l'existence de l'Autorité palestinienne", a-t-il dit.
"Tous les efforts et tentatives des parties internationales ont été sapés par les positions du gouvernement israélien qui ont ruiné les espoirs nés de la reprise des négociations en septembre dernier", a-t-il ajouté.
Hashek Falastine
Hashek Falastine
Les forces vives du pays (plus de 100 associations civiles) sont bien mieux représentées par l'ODSG
"Pour un seul état démocratique" ,,, et non confessionnel de la Méditerranée au Jourdain.
C'est auprès de cette structure qu'il faut entretenir sa « religion » sur le sujet et surtout pas auprès de certains qui, sous un habillage pro-palestinien font, consciemment ou non, le jeu des occupants illégitimes sûrs d'eux-mêmes et dominateurs, de la Palestine depuis plus de 63 ans.
Outre son inéthicité foncière la résolution 181 du 27 novembre 1947 (qui n'était qu'une recommandation et pas une prescription) contrevenait à deux articles de la propre Charte de l'ONU. Il n'y a pas prescription, elle est nulle et non avenue.
Et il y a encore moins de prescription, pas plus que pour le Shoah dont ces sionistes-là ils n'ont tiré aucune bonne leçon, contrairement à d'autres sionistes pacifiques (tels Ha'am, Magnes , Buber, etc.,) pour les viols, les vols, les meurtres et les expulsions .
Le droit au retour avec indemnisation est inaliénable selon la résolution 194 (du 11 décembre 1948, article 11) pour les futurs citoyens et nationaux du 194ième état qui sera forcément admis, un jour, à l'ONU. A moins que ce ne soit, par substitution, le 193ième ..... .