On doit avoir très peur d'écrire. Ça n'est pas un acte naturel comme manger, ou faire l'amour. D'une certaine façon, c'est un acte contre nature. C'est dire à la nature qu'elle ne suffit pas, qu'il faut une autre réalité, l'imagination littéraire. 
Carlos Fuentes, écrivain mexicain décédé hier à l'âge de 83 ans.
[Cet article est un extrait du premier cahier du cercle des chercheurs sur le Moyen-Orient, Le défi sécuritaire en Israël. Mythes et réalités. Plus conséquent, l'article complet, co-rédigé avec Jean-Baptiste Beauchard, est disponible gratuitement sur le site du CCMO].
Chez les Israéliens, l’argument sécuritaire, combiné à l’argument démocratique, repose sur une perception de la sécurité sujette à interrogation. Cela pose même la question de l’action au nom de la légitime défense et de la ''menace existentielle'' vis-à-vis de l’extérieur. Nous parlons de la légitime défense au sens de l’article 51 de la Charte des Nations Unies, celle qui pouvait être invoquée par Israël dans le cadre de ce qui est présenté comme une ''guerre contre le terrorisme'' si Israël avait subi une agression qualifiée dans le cadre de relations interétatiques. L’article dit : ''Aucune disposition de la présente Charte ne porte atteinte au droit naturel de légitime défense, individuelle ou collective, dans le cas où un Membre des Nations Unies est l'objet d'une agression armée, jusqu'à ce que le Conseil de sécurité ait pris les mesures nécessaires pour maintenir la paix et la sécurité internationales. Les mesures prises par des Membres dans l'exercice de ce droit de légitime défense sont immédiatement portées à la connaissance du Conseil de sécurité et n'affectent en rien le pouvoir et le devoir qu'a le Conseil, en vertu de la présente Charte, d'agir à tout moment de la manière qu'il juge nécessaire pour maintenir ou rétablir la paix et la sécurité internationales.''
Cela voudrait donc dire qu’Israël est autorisée à se défendre, à condition que le Conseil de sécurité des Nations Unies ait qualifié une éventuelle atteinte à sa sécurité comme telle et justifiant une réaction face à un Etat. Or, bien souvent, Israël, tout comme les Etats-Unis, sautent cette étape. En réalité, le véritable débat en droit est celui de savoir si l’article 51 peut être invoqué pour justifier une attaque contre des terroristes. Quoi qu’il en soit, le soutien de la communauté internationale comme de l’Union européenne par exemple est explicite : ''Le droit d’Israël à lutter contre le terrorisme est unanimement admis et rappelé à de nombreuses reprises, tout comme est rappelé avec insistance le fait que le droit de se défendre doit s’exercer en respectant les règles du droit international (droits de l’homme et principe de l’Etat de droit). Les préoccupations sécuritaires de l’Etat d’Israël sont toujours prises très au sérieux par les Européens qui, de manière concomitante, expriment également un sentiment de commisération à l’endroit des populations palestiniennes.''
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Jolia
horoscope
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