On doit avoir très peur d'écrire. Ça n'est pas un acte naturel comme manger, ou faire l'amour. D'une certaine façon, c'est un acte contre nature. C'est dire à la nature qu'elle ne suffit pas, qu'il faut une autre réalité, l'imagination littéraire. 
Carlos Fuentes, écrivain mexicain décédé hier à l'âge de 83 ans.

Qu’est-ce que la "ville 2.0" ? Il s’agit d’une sorte d’utopie urbaine permise par le développement des outils numériques (données ouvertes, outils cartographiques, réseaux sociaux…), qui place l’usager au centre de l’innovation urbaine. Les citadins, les visiteurs et les professionnels évoluent au sein d’une "ville 2.0", numérique et démocratique, qui se superposerait à la ville matérielle et quotidienne, "1.0". La ville se transforme ainsi en une plateforme d’innovation ouverte au sein de laquelle les usagers, interconnectés, échangent des informations et ont accès à une foule de données qui se croisent. Cet usager, vecteur d’innovation, est également mis au cœur des processus décisionnels (consultation ou co-conception). Il s’agit donc d’un processus à la croisée de la ville et du web 2.0, des usages publics et privés.
Données ouvertes
Un exemple parlant donné par les auteurs est celui du site communautaire Healthy City, à Los Angeles. Cette plateforme met à disposition des outils cartographiques afin d’améliorer l’accessibilité et l’organisation des services sanitaires et sociaux de la région. Toutes les données de cette plateforme sont ouvertes : libre à chacun – particuliers, associations, partis politiques – de s’en emparer.
La ville comme plateforme d’innovation est de cette manière potentiellement ouverte à tous : "La municipalité se servira de ce type d’outils pour étudier de nouveaux aménagements et les discuter avec la population. L’opposition municipale s’en emparera pour montrer l’abandon dans lequel la municipalité laisse certains quartiers. Une association s’appuiera dessus pour (…) choisir où implanter un espace associatif. Une agence immobilière croisera ces cartes avec celle des biens à vendre ou louer pour mieux informer ses acheteurs." (p.6). L’application des outils numériques, et notamment des cartes, à la ville pourrait ainsi ouvrir une nouvelle manière de la vivre et de la penser.
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