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Critique à nonfiction.fr

La phrase

On doit avoir très peur d'écrire. Ça n'est pas un acte naturel comme manger, ou faire l'amour. D'une certaine façon, c'est un acte contre nature. C'est dire à la nature qu'elle ne suffit pas, qu'il faut une autre réalité, l'imagination littéraire.

Carlos Fuentes, écrivain mexicain décédé hier à l'âge de 83 ans. 

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Fiers d'être démocrates !
[lundi 04 octobre 2010 - 01:00]
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Le bon bilan d’Obama

Alors que les midterms approchent et que tous les médias continuent de prévoir une immense défaite démocrate, la blogosphère de gauche refuse de tomber dans le piège du pessimisme.

Le blogueur Andrew Sprung essaie ainsi sur son site d’élever le débat au-dessus des aléas quotidiens de la campagne et de prendre un peu de recul sur les 18 mois de la présidence Obama. Il arrive alors à une conclusion plus que positive : “In fact, at this beleaguered moment I believe that Obama is inevitably being judged on the wrong time scale. The economy is not growing fast enough, and that's killing him. [Dans des circonstances terribles, je crois que l’on ne juge pas Obama sur la bonne échelle de temps. L’économie ne croît pas assez vite, et c'est cela qui le tue]. But as to the larger, slower battleships he's trying to turn : the record (sticking for now to the domestic front) is mixed but impressive. He has laid foundations for universal healthcare and healthcare cost control ; educational improvement; and a reversal or at least slowing of the 30-year rise in income inequality (via healthcare reform, student loan reform, middle class tax cuts and tax hikes for the wealthy, the latter a work in progress). The stimulus also seeded a host of investments in infrastructure and alternative energy (as well as education) that will also take a long time to assess. With a little bit of economic luck, he will be the transformative president that he aims to be [Mais si l’on regarde les immenses cuirassés qu’il est en train d’essayer de manoeuvrer, le bilan – sur le plan intérieur – est varié mais impressionnant. Il a posé les fondations pour la couverture santé universelle et pour maîtriser les coûts de l’assurance maladie ; il a amélioré l’éducation, et il a au moins ralenti le rythme auquel l’écart se creuse depuis 30 ans entre les hauts et les bas revenus, grâce aux réformes de la santé, des prêts étudiants, des baisses d’impôts pour les classes moyennes et sa tentative d’augmenter les impôts des plus riches. Le stimulus va aussi permettre pas mal d’investissements dans les infrastructures et les nouvelles énergies (ainsi que dans l’éducation), ce qui prendra un long moment à évaluer. Mais avec un peu de chance sur le front de l’économie, Obama sera bien le président de la transformation.]”

Sur le site de Mother Jones, Kevin Drum veut lui aussi convaincre ses lecteurs que, malgré l’ambiance maussade à gauche actuellement, il ne faut pas perdre de vue qu’Obama a déjà accompli de grandes choses. Il base également sa démonstration sur les effets du stimulus qui avait injecté près d’un milliard de dollars d’argent public dans l’économie américaine en février 2009 : “According to CBO reports, the stimulus has created 3.5 million jobs and kept unemployment about 1 to 2 percent lower than it otherwise would have been, and apparently it's accomplished this efficiently and with minimal waste. It's a testament to what happens when you take good policy seriously [D’après le CBO – Congressional Budget Office – le stimulus a permis la création de 3,5 millions d’emplois et grâce à lui, le taux de chômage est de 1 à 2% plus bas qu’il ne l’aurait été s’il n’y avait pas eu de stimulus. Et il semble que tout ça s’est fait de manière très efficace et avec un minimum de gaspillage. Cela montre ce qui se passe quand le gouvernement prend son travail au sérieux]. Unfortunately, it's also a testament to how little most people care about good policy and competent execution. As near as I can tell, it's practically conventional wisdom these days that the stimulus package was a complete bust—and all because the Obama administration initially made a lousy projection about the future course of the recession and suggested that the stimulus package would reduce unemployment to 8 percent. If their forecast of the depth of the recession had been correct and they'd predicted, say, 11.5 percent unemployment without a stimulus package and 10 percent with it—which is what happened—elite opinion about the stimulus would probably be completely different [Malheureusement, cela prouve aussi que les gens se fichent bien que les mesures soient bonnes et le gouvernement compétent. D’après ce que je vois, c’est devenu un lieu commun aujourd’hui de dire que le stimulus a été un désastre complet – et tout ça parce que l’administration Obama avait initialement annoncé une projection complètement erronée sur la suite de la récession en suggérant que le stimulus réduirait le chômage à un niveau de 8%. S’ils avaient plutôt dit ‘on aura un chômage à 11,5% sans stimulus et 10% avec’ – ce qui s’est passé dans la réalité – alors l’opinion générale sur le stimulus serait complètement différente].” Certes, l’on sent ici des regrets par rapport à l’erreur originelle des projections d’Obama, mais il est aussi évident que Drum blâme plus les médias et le public pour la situation actuelle que le président lui-même.

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