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Jacques Derrida et Sylviane Agacinski : révélation inattendue dans une biographie à paraître
[lundi 27 septembre 2010 - 00:00]

J'étais en train de lire la biographie à paraître de Jacques Derrida, lorque je suis tombé sur une révélation inattendue.

Durablement marié avec Marguerite, Jacques Derrida a eu également une longue relation secrète avec Sylviane Agacinski (future épouse de Lionel Jospin à partir de 1994), laquelle a duré de longues années. De cette union adultère, un premier enfant aurait pu naître en 1978, mais Sylviane reconnaît avoir avorté :

"Le bonheur absolu [entre Jacques et Sylviane] a commencé à s'abîmer dès 1978 : d'un commun accord, mais non sans souffrance des deux côtés, Sylviane a eu recours à une IVG".  .

Elle confirme un peu plus loin qu'elle a bien eu, plus tard, un enfant avec Jacques Derrida, Daniel, né en 1984.

Contacté par nos soins, l'éditeur du livre précise que "Sylviane Agacinski n’a pas souhaité apporter son témoignage à l’auteur de cette première biographie de Derrida, mais Benoît Peeters lui a fait relire tous les passages qui la concernaient."

Compte tenu des différents protagonistes, de leur sujets de recherches et d'engagement, du débat sur la question des femmes et des positions de Derrida et Agacinski sur les questions de procréation, le PACS, le droit à l'enfant, l'homoparentalité etc., on peut supposer que cette page va faire grand bruit.

 

Frédéric Martel

 

* Benoît Peeters, Derrida (Grandes biographies / Flammarion, 737 p., 27 Euros). A paraître le 6 octobre 2010.

 

A lire sur nonfiction.fr :

- "Forte réaction de Sylviane Agacinski au rapport de Terra Nova sur les lois de bioéthique", par Margaux Loire.

Frédéric MARTEL

24 commentaires

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lyly

24/11/16 10:53
Je soutiens totalement Sylviane Agacinski Qui a le courage d'affirmer le respect et le droit des femmes. Les attaques sur la vie privée de Derrida sont du niveau caniveau. Le combat continue pour les femmes.
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Paulo

23/10/10 11:04
Franchement, vous croyez que ça nous intéresse ? Minable, minable...
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Byzance

02/10/10 23:19
Les positions de Sylviane Agacinski sur les mères porteuses n'ont pas plus à Terra Nova, à Nonfiction. Il faut se la faire. Pas joli et surtout raté. Au fait je crois qu'une fois elle a copié en dictée sur son voisin. ça c'est un scoop coco.
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baal

02/10/10 21:27
Je ne comprends pourquoi l’éloge derridien de la polygamie que j’ai posté est illisible. Je refais une tentative :
« Si j’étais législateur, je proposerais tout simplement la disparition du mot et du concept de ‘mariage’ dans un code civil et laïque. Le ‘mariage’, valeur religieuse, sacrale, hétérosexuelle - avec vœu de procréation, de fidélité éternelle, etc. -, c’est une concession de l’Etat laïque à l’Eglise chrétienne - en particulier dans son monogamisme qui n’est ni juif (il ne fut imposé aux juifs par les Européens qu’au siècle dernier et ne constituait pas une obligation il y a quelques générations au Maghreb juif) ni, cela on le sait bien, musulman. En supprimant le mot et le concept de ‘mariage’, cette équivoque ou cette hypocrisie religieuse et sacrale, qui n’a aucune place dans une constitution laïque, on les remplacerait par une ‘union civile’ contractuelle, une sorte de pacs généralisé, amélioré, raffiné, souple et ajusté entre des partenaires de sexe ou de nombre non imposé.» (Derrida au Monde, le 19.08.2004)
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baal

02/10/10 21:22
Je comprends mieux l'attaque incongrue du "monogamisme" que Derrida fait tout à coup dans le dernier entretien qu'il a accordé (au Monde, le 19.08.2004):
« Si j’étais législateur, je proposerais tout simplement la disparition du mot et du concept de “mariage” dans un code civil et laïque. Le “mariage”, valeur religieuse, sacrale, hétérosexuelle - avec vœu de procréation, de fidélité éternelle, etc. -, c’est une concession de l’Etat laïque à l’Eglise chrétienne - en particulier dans son monogamisme qui n’est ni juif (il ne fut imposé aux juifs par les Européens qu’au siècle dernier et ne constituait pas une obligation il y a quelques générations au Maghreb juif) ni, cela on le sait bien, musulman. En supprimant le mot et le concept de “mariage”, cette équivoque ou cette hypocrisie religieuse et sacrale, qui n’a aucune place dans une constitution laïque, on les remplacerait par une “union civile” contractuelle, une sorte de pacs généralisé, amélioré, raffiné, souple et ajusté entre des partenaires de sexe ou de nombre non imposé.»
Vive la polygamie, donc.
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