On doit avoir très peur d'écrire. Ça n'est pas un acte naturel comme manger, ou faire l'amour. D'une certaine façon, c'est un acte contre nature. C'est dire à la nature qu'elle ne suffit pas, qu'il faut une autre réalité, l'imagination littéraire. 
Carlos Fuentes, écrivain mexicain décédé hier à l'âge de 83 ans.
L’immense succès de Sarah Palin
Les primaires de mardi dernier ont profondément secoué le monde politique américain. Comme lors des primaires de l’été, les candidats conservateurs soutenus par le Tea Party Movement ont remporté plusieurs élections. Ces victoires ont frappé les esprits car elles reflètent des tensions lourdes de signification au sein du parti républicain. En effet, les battus étaient pour la plupart soutenus par l’establishment du parti républicain, tandis que les vainqueurs sont le plus souvent de complets inconnus issus des rangs des activistes du Tea Party Movement.
La seule figure républicaine qui a réussi à tirer avantage de cette crise interne est Sarah Palin, qui avait appelé à voter dans plusieurs états pour le candidat Tea Party. Cette stratégie fructueuse la crédibilise fortement pour les primaires présidentielles de 2012. Sa montée en puissance se reflète également dans la blogosphère conservatrice où Paul Mirengoff, l’une des voix les plus influentes du site Powerline, a intronisé cette semaine l’ancienne gouverneur de l’Alaska comme grande favorite pour 2012 : "The nomination is Sarah Palin's to lose. [Il en faudrait beaucoup pour que Sarah Palin perde la nomination]." La démonstration de Powerline montre bien que, même si le parti républicain est considéré comme le grand favori des élections de novembre, il est en fait profondément affaibli à l’intérieur et en train d’échapper à ses patrons traditionnels : "The first assumption is that Palin will run… her behavior during this election season demonstrates that, at a minimum, she's keeping the option of a presidential run open. [Premièrement, je suis persuadé que Palin sera candidate… la façon dont elle se comporte pendant cette campagne prouve que, au minimum, elle ne rejette pas l’idée de se présenter].
The second assumption is that the Tea Party movement will back Palin and that she will capture most of the Tea Party vote… Where else is that vote going to go? Romney instituted a program of mandatory health insurance in Massachusetts. Huckabee was not a small government governor. Gingrich was a Washington insider. Governors who actually served out their terms probably made some tough decisions that won't appeal to Tea Party purists [Deuxièmement, le mouvement des Tea Party la soutiendra. Qui d’autre ces électeurs pourraient-ils soutenir ? Romney a institué un programme d’assurance maladie quand il était gouverneur du Massachusetts. Huckabee a beaucoup dépensé quand il était gouverneur de l’Arkansas. Gingrich est une créature du microcosme de Washington. Et les gouverneurs qui, eux, restent à leur poste jusqu’à la fin de leur mandat, ont sans doute accepté dans le cadre de leur mandat des compromis qui ne satisferont pas les puristes du Tea Party].
The third assumption is that, backed by the Tea Party movement, Palin can win between 30 and 40 percent of the vote in many of the early multi-candidate primaries and caucuses [Troisièmement, avec le soutien du Tea Party, Palin peut gagner entre 30 et 40% du vote dans les premières primaires].
The fourth assumption is that Palin can ride a vote count of 30 to 40 percent in crowded early primaries to the front of the pack and then increase that count to 50 percent plus as the field narrow in the later primaries. John McCain's campaign in 2008 supports the view that a candidate can get out front by consistently winning 30 to 40 percent of the vote in the early, multi-candidate field.. But unless Palin self-destructs along the way, I question whether anyone in the likely field is capable of defeating her head-to-head. [Quatrièmement, Palin peut conserver ces 30-40% dans toutes les premières primaires où il y a beaucoup de candidats, pour ensuite atteindre les 50% du vote quand le nombre d’adversaires se rétrécira dans les dernières primaires. C’est ce qu’a fait McCain en 2008. A moins que Palin ne s’auto-détruise en chemin, je défie quiconque parmi les candidats probables de la vaincre lors d’un face-à-face]."
Vu le poids de Powerline dans la blogosphère de droite, de telles prédictions ne peuvent que renforcer l’effet boule de neige que l’on voit émerger autour de Sarah Palin.
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