On doit avoir très peur d'écrire. Ça n'est pas un acte naturel comme manger, ou faire l'amour. D'une certaine façon, c'est un acte contre nature. C'est dire à la nature qu'elle ne suffit pas, qu'il faut une autre réalité, l'imagination littéraire. 
Carlos Fuentes, écrivain mexicain décédé hier à l'âge de 83 ans.
Arnaud Dassier, spécialiste du e-marketing ayant participé à la campagne web de Nicolas Sarkozy en 2007, revient sur son blog, article repris sur Rue89 sous le titre "Sarkozy, Président low-tech : le naufrage numérique de la droite", sur les déceptions du Président de la République en matière d’Internet et des nouvelles technologies.
"A priori, le Président Sarkozy a toutes les cartes en main pour devenir le premier Président web 2.0 de l'histoire de France", pense-t-il en 2007. Quel résultat après trois années de mandat ? "Nicolas Sarkozy n'a pris aucune initiative d'ampleur marquant son intérêt pour la révolution digitale, et le rôle que cette dernière joue dans la modernisation de la France et qu'elle pourrait jouer dans celle de l'Etat". Arnaud Dassier estime également que le Secrétariat d’Etat en charge de la Prospective et du Développement de l’Economie de Nathalie Kosciusko-Morizet n’est qu’un "cache-misère", notamment face aux avancées des Etats-Unis et d’autres Etats européens dans ce domaine.
Le manque d’intérêt du Président, ainsi que de nombreux élus de droite, face au numérique, pourrait être dangereux pour 2012. Ainsi, ces choix d’ignorer les évolutions technologiques du web 2.0. créent un "gouffre culturel" entre une "droite e-ringardisée et [qui s’est] fabriqué de toute pièce une image anti-Internet, autant dire anti-modernité, voire anti-jeunes"![]()
* "Sarkozy, Président low tech : le naufrage numérique de la droite", Arnaud Dassier, Rue89
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F
Les envois qu'Arnaud Dassier effectuaient à l'époque étaient par ailleurs illégaux au regard du Code des télécommunications (la LCEN ne s'appliquant pas aux messages à caractère politique, jugés non commerciaux). Plusieurs blogueurs l'avaient remarqué, et avaient couvert le scandale du "sarkospam" -- je laisse aux lecteurs qui ne s'en souviennent plus le soin d'aller sur Google voir ce qu'il en était.
Sans doute Arnaud Dassier estime-t-il qu'il aurait fait mieux, ce dont je me permets de douter vu ses "performances" passées, qui auraient pu se traduire par deux assignations en justice de l'UMP, et qui se sont certainement traduites par plusieurs interpellations de la CNIL, hélas bien silencieuse dans ces circonstances.
À noter aussi qu'Arnaud Dassier valide implicitement, dans son billet, "l'esprit de [la loi] HADOPI". Je doute qu'on puisse faire confiance à un spécialiste autoproclamé qui se prévaut du plus beau fiasco législatif français de la Ve République en matière de droit d'auteur et de télécommunications.