On doit avoir très peur d'écrire. Ça n'est pas un acte naturel comme manger, ou faire l'amour. D'une certaine façon, c'est un acte contre nature. C'est dire à la nature qu'elle ne suffit pas, qu'il faut une autre réalité, l'imagination littéraire. 
Carlos Fuentes, écrivain mexicain décédé hier à l'âge de 83 ans.
L’idée de créer une fondation, apparue il y a deux ans chez les Verts, pourrait se concrétiser prochainement. L’équipe en charge du projet s’apprête à remettre un dossier en vue d’obtenir le statut de "fondation reconnue d’utilité publique". Une "Fondation de l’écologie politique" qui pourrait voir le jour en janvier 2011.
Dès décembre 2008, dans un texte d’orientation adopté au Congrès de Lille, les Verts souhaitaient déjà se doter "d’une Fondation permettant d’organiser un lien permanent avec ceux qui innovent dans la mouvance intellectuelle et associative". Les écologistes français se singularisent en effet dans un paysage politique où les principaux partis sont liés à une fondation – le PS avec la Fondation Jean-Jaurès, l’UMP avec la Fondation pour l’innovation politique ou encore le PCF avec la Fondation Gabriel Péri. Cette singularité est de plus spécifique aux Verts français. Il existe déjà des fondations dans d’autres partis écologistes européens – la Fondation Heinrich Böll en Allemagne, le think tank Etopia en Belgique ou encore la Green Economy Institute en Grande Bretagne – toutes rassemblées depuis 2008 dans la Green European Foundation. Le besoin de se doter d’une Fondation s’est donc fait pressant.
Béatrice Chasles, en charge du projet de la fondation chez les Verts, explique que le but est de "rassembler des forces intellectuelles disséminées afin d’intervenir dans le débat public". Après une première réunion d’un groupe de travail en avril 2009, les journées d’été de l’an dernier ont été l’occasion de débattre de l’idée d’une fondation entre militants et avec des invités comme Christophe Derenne, directeur du think tank Etopia ou Olivier Ferrand, président de Terra Nova.
Europe Ecologie aux manettes
Depuis, l’équipe en charge du projet "s’est élargie à Europe Ecologie", reconnaît Béatrice Chasles. Et de fait, on retrouve aujourd’hui dans cette équipe de nombreuses personnalités d’Europe Ecologie, comme Jean-Paul Besset, ancien porte-parole de la Fondation Nicolas Hulot, André Gattolin, bras droit de Daniel Cohn-Bendit, mais également Lucile Schmid, transfuge du Laboratoire des idées du PS. Pour André Gattolin, le transfert du projet vers des membres d’Europe Ecologie s’est fait naturellement, parce que "les Verts n’ont pas la culture administrative" pour s’occuper de ce dossier. "Les Verts sont très souvent vus comme incapables de mener des politiques publiques très pointues, par manque d’expertise" ajoute-t-il. Et selon lui, c’est la direction nationale des Verts qui "voyant le dossier s’enliser" a pris la décision de le confier à Europe Ecologie et de lui "donner carte blanche".
Le dossier doit être remis avant la fin du mois aux services du ministère de l’Intérieur pour obtenir l’agrément "reconnue d’utilité publique". Après avis favorable du Conseil d’Etat, le dossier est transmis à la direction des services administratifs et financiers du Premier ministre (DSAF) qui émet un décret de reconnaissance d’utilité publique. Le Premier ministre dispose, dans le cadre du Programme 129, d’une enveloppe de 10 millions d’euros pour subventionner associations et fondations. La procédure n’est pas aisée – notamment sur le plan financier – même si d’après André Gattolin, les autres fondations politiques seraient favorables à l’émergence d’une fondation écologiste en France, ce qui faciliterait sa reconnaissance.
Cette reconnaissance est vitale pour accéder à un financement public, évalué aujourd’hui pour les cinq fondations politiques existantes à une somme annuelle allant de 490 000 à 1 210 000 euros. Cependant, la condition pour obtenir ce financement est que 10% des ressources de la Fondation viennent de fonds privés. De ce côté-là, "ce n’est pas l’argent qui manque, avance André Gattolin. Bizarrement, les grandes entreprises s’intéressent beaucoup à l’écologie politique aujourd’hui." Parmi les donatrices potentiels, EDF et Areva seraient prêtes à participer mais pour M. Gattolin "ce n’est pas envisageable car derrière tout ça, il y a un effet d’affichage sur lequel il ne faut pas se leurrer".
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héhéhé
jim
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