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La phrase

On doit avoir très peur d'écrire. Ça n'est pas un acte naturel comme manger, ou faire l'amour. D'une certaine façon, c'est un acte contre nature. C'est dire à la nature qu'elle ne suffit pas, qu'il faut une autre réalité, l'imagination littéraire.

Carlos Fuentes, écrivain mexicain décédé hier à l'âge de 83 ans. 

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La France championne du monde... à Gaza
[mardi 25 mai 2010 - 17:00]

Le sport est un bon moyen de faire de la politique. La preuve ? Du 2 au 15 mai était organisée la "Gaza World Cup" : seize clubs de la bande de Gaza ont participé à cette compétition, avec leurs joueurs mais aussi avec des étrangers vivant à Gaza, souvent pour des raisons humanitaires. Treize équipes représentaient des équipes nationales qualifiées pour la "vraie" Coupe du monde de football et trois représentaient la Jordanie, l’Egypte et la Palestine, pays non qualifiés. 

 

Evénement symbolique pour manifester contre le blocus israélien imposé à ce territoire depuis l’été 2006, c’était aussi l’occasion de s’exprimer par le sport et plus particulièrement par le football, très populaire auprès des Gazaouis. Pendant ces deux semaines, des pancartes affichaient le slogan de la compétition : "Tu veux aller en Afrique du sud mais les frontières sont fermées ? La Coupe du monde, ça se passe désormais à Gaza". La "Coupe du monde" était organisée par la Fédération palestinienne de football en collaboration avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). 

 

20 000 supporters ont assisté samedi 15 mai à la finale entre la "France" et la "Jordanie", match remporté par l’équipe représentant la France qui s’est vue remettre le trophée, imitation du "vrai", fabriqué avec des bouts de métal issus de bâtiments détruits par l’armée israélienne et dominé par un ballon en ciment. 

 

Si les Gazaouis ont apprécié cet événement, leur espoir est de voir un jour leur équipe nationale participer à la vraie Coupe du monde de football. L'équipe palestinienne n’a, en effet, jamais passé les tours de qualification du tournoi, et l'isolement de ses joueurs ne joue pas en sa faveur. Les organisateurs du tournoi souhaitaient montrer par cet événement leur attachement à la paix et leur volonté de voir la situation évoluer : "to encourage shared humanity - breaking down walls, not building them up" [encourager une humanité commune - faire tomber les murs, non les construire]. Il reste à espérer que leur message sera entendu.

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