Rédacteur

Critique à nonfiction.fr

La phrase

On doit avoir très peur d'écrire. Ça n'est pas un acte naturel comme manger, ou faire l'amour. D'une certaine façon, c'est un acte contre nature. C'est dire à la nature qu'elle ne suffit pas, qu'il faut une autre réalité, l'imagination littéraire.

Carlos Fuentes, écrivain mexicain décédé hier à l'âge de 83 ans. 

Fondation Jean Jaurès

Fondation Jean Jaures

C N L

CNL
Évolutions du contrat de travail : continuité de ruptures ?
[mercredi 28 avril 2010 - 16:00]
Travail, emploi, relations sociales
Couverture ouvrage
L'emploi en ruptures
Evelyne Sérverin, Dominique Méda, Bernard Gomel (dir.)
Éditeur : Dalloz
259 pages
Résumé : Un ouvrage foisonnant et fouillé pour comprendre les mutations des règles régissant le contrat de travail en droit français.
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Enfin, la troisième partie de l’ouvrage s’intéresse à la rupture comme enjeu de négociation entre acteurs. Le sociologue Romain Mélot interroge la procédure de transaction en matière de licenciement, l’économiste Jacques Freyssinet étudie les stratégies mises en œuvre par les acteurs sociaux pour peser dans les négociations et le chercheur au Centre d’Etudes de l’Emploi Bernard Gomel illustre les difficultés de légiférer à l’ombre de la négociation sociale, dans un pays de tradition jacobine où les dernières évolutions législatives tentent de renforcer l’importance et la légitimité du dialogue social (loi du 31 juillet 2007, loi du 15 avril 2008). Le livre se termine sans conclusion par deux chapitres, le premier concernant un enjeu parfois conflictuel, la Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences (GPEC), et le second dressant un panorama critique de la négociation collective sur l’emploi. Ces deux chapitres permettent de replacer le débat dans une logique d’échelle (dialogue social national, par branche ou par entreprise), en montrant là encore que les évolutions concrètes des règles applicables aux salariés sont la résultante de questions tranchées en amont (anticipation des mutations économiques, choix de l’échelon pertinent de négociation…).

Finalement, on referme cet ouvrage avec une double impression. D’une part, la lecture procure le sentiment de beaucoup apprendre sur un sujet technique, d’aucuns diraient technocratique, rarement évoqué avec précision et de façon plutôt accessible dans des débats grand public. D’autre part, on se dit surtout que c’est avec ce type de travail que l’on peut mieux comprendre les enjeux de la défense et de l’adaptation du modèle social français  , si souvent ramenés dans le débat public à une opposition entre des défenseurs du statu quo nécessairement "archaïques" et des réformateurs progressistes indiscutablement "modernes". Comme dans le débat sur les retraites, ce manichéisme ne constitue qu’un paravent simpliste face à des controverses bien plus complexes (contrat de travail unique, rupture conventionnelle…) et, de ce fait, plus stimulantes pour la réflexion et pour l’action collectives.

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2 commentaires

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Victor yerly

06/05/10 13:00
GREVE DES CHÔMEURS ET PRECAIRES à Rennes

J+3



Lundi 3 mai

Rencontre avec les chômeurs et précaires

Pendant que les parisiens buvaient le champagne de la direction nationale de Pôle Emploi, et que les chômeurs et précaires d’une dizaine de villes en France occupaient des agences de Pôle Emploi, à Rennes nous étions une cinquantaine à avoir investi la CAF puis 3 agences de Pôle Emploi. L’occasion de rencontrer des chômeurs, de les inviter à nous rejoindre dans la grève et au passage de débloquer une dizaine de dossier d’indemnisation bloquée par cette machine à fliquer les chômeurs qu’est Pôle Emploi.

A 18h, place du parlement, nous sommes toujours une quarantaine à préparer les réjouissances du lendemain. Une grève s’invente et prend forme.



Mardi 4 mai

1ère victoire collective : le droit de grève des chômeurs (sans sanction) obtenue pour une semaine en Bretagne (du 3 au 7 mai inclus)

N’hésitez ,plus, rejoignez-nous !



La journée était moins à la rencontre des chômeurs qu’à porter nos revendications à la direction régionale de Pôle Emploi. Nous étions à nouveau une cinquantaine à nous installer tranquillement mais avec détermination à la direction régionale.

Outre nos revendications globales que nous entendions faire remonter à la direction nationale

1. L'assurance que les grévistes chômeurs et conseillers à l'emploi parisiens ne soient pas poursuivis par la direction de pôle emploi pour l'occupation du siège nationale de Pôle emploi du lundi 3 mai.

2. La fin des radiations et des suspensions

3. L'arrêt du suivi mensuel obligatoire et la possibilité de prendre des rendez-vous à la demande des chômeurs

4. La suppression des lampes bleues (contrôlant l'authenticité des papiers) servant à traquer les personnes sans papiers

5. Le démantèlement du DUDE (logiciel de caractérologie) utilisé par Pôle emploi et les boîtes de coaching.

6. La suppression du 39 49 , et la mise en place d'un nouveau numéro gratuit vers un conseiller local

Nous entendions obtenir gain de cause sur des revendications locales

1. Etre informer du nombre de radiations sur la Bretagne et de leurs motifs

2. Etre informer du nombre de chômeurs dirigés vers la sous-traitance, le nom de ces entreprises et le coût par chômeur.

3. L'obtention de panneaux d'affichages pour les associations et collectifs de chômeurs et précaires.

4. La possibilité de tenir des permanences ouvertes dans les pôles emplois pour les collectifs qui le souhaitent quand bon leur semble.

5. L'organisation d'une « journée blanche » dans pôle emploi sous dix jours pour rencontrer les agents collectivement, sans la présence de leurs directions, sans perte de salaires pour les conseillers, en suspendant le suivi mensuel et la plateforme téléphonique.

6. La fin des radiations et des suspensions d'allocations dans la région Bretagne le temps de la grève des chômeurs.

Si la direction a accepté de nous transmettre les chiffres des radiations celle-ci à refuser catégoriquement de dévoiler les dessous de la sous-traitance : impossible de connaître les douteuses officines qui s’enrichissent sur l’exploitation des chômeurs, impossible de connaître les montants verser à ces opérateurs privés !

Le reste fut traité à l’avenant. Pas question de céder devant la pression des chômeurs. A force de pression et alors que la soirée promettait d’être longue, la direction a finalement cédée sur un point plus que symbolique : a force de marchandage, nous avons réussi non seulement à faire reconnaître le droit de grève des chômeurs mais à le transcrire dans les textes. La direction régionale a donc accepté que tout chômeur se déclarant en grève jusqu’au 7 mai ne soit pas sanctionner d’une radiation s’il ne se rendait pas à une convocation (suivi mensuel, formation, coaching).

Voilà un précédent non négligeable à faire fructifier.



Profitons-en, libérons-nous de ces multiples injonctions infantilisantes et dégradantes. Reprenons possession de l’occupation de notre temps. Organisons-nous.



Mercredi 5 mai

La pression sur Pôle Emploi se poursuit



Après une journée à la direction régionale la veille où nous avons pu arracher quelques concessions, nous sommes allés voir si les directives étaient bien mises en place dans les agences.



Nous avons pu constater que les directeurs d'agences étaient effrayés par notre présence. Pas de problèmes pour les panneaux d'affichage, le courrier attestant de la possibilité de certifier une absence à rendez-vous pour participation à la grève des chômeurs et précaires a bien été transmis. Reste à voir la mise en application.



Certains responsables d'agences avaient également accepté que l'on rencontre les agents jeudi ou jeudi prochain avant ou pendant leur réunion de service. Mais la direction départementale en lien permanent avec la direction régionale a mis fin à toutes possibilités de rencontres en faisant revenir les responsables sur leur parole donnée. S'ils ne veulent nous donner la possibilité de rencontrer les salariés, nous la prendrons nous-mêmes.



Pendant nos visites aux différents pôle emploi de Rennes, nous en profitons pour régler les problèmes que rencontrent les demandeurs d'emploi avec les institutions. De nombreux cas ont été résolus rapidement. En trois jours, nous avons déjà débloqué des dossiers pour plus de 10000 euros d'allocations dues par pôle emploi à des chômeurs. Intensifions la lutte dès demain.





Tous les jours, rendez-vous à 10 h et 18h place du parlement à Rennes



La grève des chômeurs et précaires ne fait que commencer

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Bro

01/05/10 14:20
Du contrat unique au contrat inique il n'y a qu'un pas..

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