Rédacteur

Chroniqueur politique

La phrase

On doit avoir très peur d'écrire. Ça n'est pas un acte naturel comme manger, ou faire l'amour. D'une certaine façon, c'est un acte contre nature. C'est dire à la nature qu'elle ne suffit pas, qu'il faut une autre réalité, l'imagination littéraire.

Carlos Fuentes, écrivain mexicain décédé hier à l'âge de 83 ans. 

Fondation Jean Jaurès

Fondation Jean Jaures

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Quel socialisme pour 2012 ?
[mercredi 31 mars 2010 - 05:00]
Essais politiques
Couverture ouvrage
La gauche après la crise
Guillaume Bachelay, Nicolas Mayer-Rossignol
Éditeur : Jean-Claude Gawsewitch
253 pages / 17 € sur
Résumé : Dans cet essai, deux fabiusiens défendent un "socialisme post-libéral" et présentent leur projet pour 2012.
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Selon lui, le système capitaliste rentre en contradiction avec cet idéal. Mais le refus du capitalisme ne signifie pas le refus de l’entreprise privée ! Défini avec rigueur, le capitalisme est un mode de production bien particulier dans lequel les détenteurs de capitaux détiennent "un droit de propriété exclusif sur la production et les résultats financiers", et "un pouvoir exclusif de direction et de gestion de l’entreprise" . Voilà qui floue les travailleurs, les entrepreneurs individuels et la société, souligne Généreux, qui conteste que le capitalisme soit la seule forme historique et souhaitable "d’association humaine dans la production" . Il propose de lui substituer une économie plurielle, une démocratie économique et un respect conjoint de la propriété privée et de la propriété sociale . D’autre part, le politologue australien Ashley Lavelle a souligné dans un ouvrage récent à quel point la conciliation des objectifs traditionnels du socialisme et de la logique capitaliste est devenue délicate  . C’est selon lui l’origine de la mort de la social-démocratie : les politiques de redistribution des années 1950-1970 n’étaient possibles que grâce à des taux de croissance inégalés et jamais retrouvés depuis. En effet, elles pouvaient être mises en œuvre sans entrer en contradiction avec les exigences de rendement du capital. L’effondrement des taux de croissance moyens depuis les années 1970 et la volatilité accrue des capitaux auraient rendu obsolète la possibilité même des anciens compromis permettant progrès social et rendements élevés du capital. Ce qui obligerait ainsi la gauche à choisir entre d’une part la capitulation social-démocrate (assez logique avec sa tradition d’acceptation du système capitaliste, mais lourde de conséquences pour les couches populaires) et d’autre part une voie escarpée d’affrontement avec les exigences des marchés.

En résumé, et c’est un point de discussion que nous ouvrons avec les auteurs, ces deux références –Généreux et Lavelle- semblent indiquer que pour être conséquent, le refus de la voie sociale-libérale doit s’accompagner de la défense d’un socialisme peut-être réformiste dans ses méthodes, mais anticapitaliste dans ses fins . L’impasse faite par Bachelay et Mayer-Rossignol sur la question du rapport de la gauche au capitalisme ne remet pas en cause la qualité et la pertinence de leurs propositions pour 2012. Elle représente toutefois un angle mort dans leur analyse, alors que le débat à ce propos est non seulement passionnant, mais lourd de conséquences. La question posée est en effet de savoir si "la gauche après la crise" peut parvenir à ses objectifs dans le cadre du capitalisme, ou si son action doit s’accompagner de la remise en cause de ce cadre, quitte à assumer une certaine radicalité….

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5 commentaires

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Byzance

06/04/10 12:02
Avertissement en pied de page ça marche aussi...
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FRancois01

02/04/10 17:08

....Mais...mais la crise n'est pas encore finie......il y en a encore pour 2 ou 3 ans, pour Paris
je ne sais pas, mais pour les régions françaises, c'est de ce ordre -là !

Donc, bonjour à ceux qui vont prendre la suite.......mais on n'en est pas encore à "le dernier éteindra la lumière......"
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Rédaction@unkwown

02/04/10 02:31
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unknown

01/04/10 20:57
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c. bouillaud

01/04/10 17:36
Très belle analyse critique, en particulier les derniers paragraphes.

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