Rédacteur

Critique à nonfiction.fr

La phrase

On doit avoir très peur d'écrire. Ça n'est pas un acte naturel comme manger, ou faire l'amour. D'une certaine façon, c'est un acte contre nature. C'est dire à la nature qu'elle ne suffit pas, qu'il faut une autre réalité, l'imagination littéraire.

Carlos Fuentes, écrivain mexicain décédé hier à l'âge de 83 ans. 

Fondation Jean Jaurès

Fondation Jean Jaures

C N L

CNL
Quand l’historique rencontre l’hystérique
[mardi 23 mars 2010 - 11:00]
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Cette tentative de comprendre les sources de la défaite républicaine est très isolée dans la blogosphère conservatrice. Le ton général y est beaucoup plus belliqueux et souvent moqueur. Ainsi, Kathryn Jean Lopez, sur The Corner, le site du magazine The National Review, offre une définition concise et sarcastique de la portée de la réforme : "Congratulations, Democrats. Beginning now, you own the health-care system in America. Every hiccup. Every complaint. Every long line. All yours [Bravo, les démocrates. A partir de maintenant, le système de santé est à vous. Chaque hoquet. Chaque plainte. Chaque longue file d’attente. Tout ça, c’est à vous].”
Plus sérieusement, les blogueurs conservateurs se placent sur un plan idéologique. Ils voient dans la réforme la trahison même de ce qui fait l’Amérique. Comme à gauche, le rapprochement avec le modèle européen ne leur échappe pas, même si eux, contrairement à leurs confrères libéraux, y trouvent une source de consternation. Ainsi pour Daniel Foster, sur The Corner : “I think it is fair to say that tonight's vote represents a victory (temporary, we hope) for the idea that America is exceptional not because of its differences from Europe, but in spite of them. [le vote de ce soir représente une victoire (temporaire, il faut l’espérer) pour l’idée que l’Amérique est exceptionnelle non pas à cause de ses différences avec l’Europe, mais malgré elles].”

Chuckdevore va plus loin sur le site RedState, en voyant dans la réforme une négation des principes fondamentaux de la Révolution américaine de 1776: “The passage of this phony healthcare “reform” is a tremendous blow to the cause of fiscal restraint, limited government, Constitutional principles, and free enterprise. In short, it strikes directly at America’s core principles [cette réforme hypocrite porte un coup énorme à la cause de la modération fiscale, au principe du gouvernement limité, aux principes constitutionnels et à la libre entreprise. Bref, elle frappe directement les principes qui sont au cœur de l’Amérique]. This is a shameful moment in the history of our country — and especially the Democratic Party, which has apparently come unmoored from whatever remaining attachment it had to the ideals of our Founders. In place of a dedication to “life, liberty, and the pursuit of happiness,” there is only a rapacious impulse to ever-expanded state control, and an avaricious imperative to seize ever-more of your rightful possessions [C’est un moment honteux de l’histoire de notre pays, et tout particulièrement pour le parti démocrate, qui a apparemment abandonné les quelques derniers liens qu’il conservait avec les idéaux de nos Pères Fondateurs. A la place de « la vie, la liberté, et la poursuite du bonheur » [les principes fondamentaux énoncés dans la Déclaration d’Indépendance, NDLR], on trouve seulement une impulsion vers toujours plus de contrôle étatique et un empressement avare pour s’emparer de toujours plus de ce que vous possédez de votre plein droit.” Obama marquerait donc le retour du Roi George III qui opprimait ses colonies américaines avant que le people ne se révolte. De là à le décrire comme un traître à la patrie, le pas est minime, et il sera certainement franchi par de nombreux blogueurs conservateurs, ainsi que par leurs lecteurs, dans les jours qui viennent.





 

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1 commentaire

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HOKMAH

10/07/10 03:39
Avec la montée en puissance de l'individualisme et le "moins d'état" nous ouvrons une voie royale aux mafias et aux mercenariats en tous genres sur la planète. Un clignotant : la multiplication des services de polices privées et l'utilisation de mercenaires sur les champs de batailles, au delà des lois internationales car nos démocraties reposent trop sur l'illusion de la liberté de paroles face à l'entêtement des "faits". La situation de la liberté de la presse en France est inquiètante, sans parler de l'affaire des humoristes de France Inter. J'espère qu'il existe toujours un collège invisible de gens de bon sens...

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