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Critique à nonfiction.fr

La phrase

On doit avoir très peur d'écrire. Ça n'est pas un acte naturel comme manger, ou faire l'amour. D'une certaine façon, c'est un acte contre nature. C'est dire à la nature qu'elle ne suffit pas, qu'il faut une autre réalité, l'imagination littéraire.

Carlos Fuentes, écrivain mexicain décédé hier à l'âge de 83 ans. 

Fondation Jean Jaurès

Fondation Jean Jaures

C N L

CNL
Engelmann, premier interprète de Wittgenstein
[lundi 08 mars 2010 - 14:00]
Philosophie
Couverture ouvrage
Lettres, rencontres, souvenirs
Ludwig Wittgenstein, Paul Engelmann, Ilse Somavilla (dir.)
Éditeur : L'Eclat
320 pages / 26,60 € sur
Résumé : La correspondance et les souvenirs d’un des amis le plus proche de Wittgenstein. Un document de première importance sur la naissance de sa philosophie, mais aussi sur la mort de la Mittel-Europa.
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Longtemps avant que cela ne devienne un thème privilégié des études wittgensteiniennes, Engelmann s’interrogeait sur la continuité entre le « premier » et le « second » Wittgenstein, en dépit du contraste entre le Tractatus et les Recherches philosophiques. Il se demande dans quelle mesure la conception du langage comme jeu dans les Recherches (la signification c’est l’usage) rompt avec la théorie représentationnelle du Tractatus, et il repère une continuité dans la permanence du thème de l’inexprimable et de l’impossibilité de se placer à l’extérieur des limites du langage. La crispation du Tractatus sur l’indicibilité de la relation entre le langage et le monde sera répudiée par Wittgenstein, mais non l’idée qu’il y a de l’inexprimable. 

C’est pourquoi, bien qu’il n’entre guère dans la substance philosophique des énoncés de Wittgenstein sur le langage et le monde, Engelmann se montre un guide très sûr sur le sens si déroutant du Tractatus. Ainsi quand il évoque le rôle crucial pour Wittgenstein du « choix des termes », dont peut dépendre « le succès de son entreprise philosophique », le pouvoir du « mot juste »,  . De même que pour Gottfried Keller, « l’un des seuls grands poètes que Wittgenstein aimait intimement », « sa véracité ne lui permettait pas d’adopter un ton supérieur à ses émotions, ne serait-ce que d’une vibration. »  .

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1 commentaire

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Céline

13/04/10 03:54
C'est un très bon compte rendu, qui saisit admirablement les principales articulations d'un texte nuancé, subtil, empathique, réticent et consentant, livré ici dans une traduction fidèle et sensible.

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