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Critique à nonfiction.fr

La phrase

L'existence même de la réunion du 28 juillet sur les Roms était indigne d'un gouvernement qui se réclame de la République, les annonces faites par Brice Hortefeux sont dans la continuité.

Pouria Amirshahi, secrétaire national du PS aux droits de l'homme

Engelmann, premier interprète de Wittgenstein
[lundi 08 mars 2010 - 14:00]
Philosophie
Couverture ouvrage
Lettres, rencontres, souvenirs
Ludwig Wittgenstein, Paul Engelmann, Ilse Somavilla (dir.)
Éditeur : L'Eclat
320 pages / 26,60 € sur
Résumé : La correspondance et les souvenirs d’un des amis le plus proche de Wittgenstein. Un document de première importance sur la naissance de sa philosophie, mais aussi sur la mort de la Mittel-Europa.
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« N’oublie jamais, lorsque tout va bien, que rien n’oblige à ce qu’il en soit ainsi. » Gottfried Keller, une des citations favorites de Wittgenstein.

La correspondance entre Wittgenstein et Paul Engelmann est un document de première importance sur la naissance de la philosophie de Wittgenstein, mais aussi sur la mort de la Mittel-Europa. La période de la Grande Guerre est en effet un tournant décisif pour Wittgenstein, en même temps que le tombeau de l’Empire austro-hongrois. Comme l’a remarqué Brian McGuinness, on peut dire que de 1914 à l’Anschluss, la vie personnelle de Wittgenstein reflète dans une certaine mesure les événements qui se déroulaient en Autriche.  En 1914, Wittgenstein a 25 ans, il a eu le temps de passer d’une carrière d’ingénieur à l’étude des fondements des mathématiques et de la philosophie, de rencontrer Russell et Moore, de les éblouir par ses découvertes logiques « vraiment étonnantes », puis de se brouiller avec eux et de quitter Cambridge pour se retirer en Norvège. La guerre éclate alors qu’il est à Vienne, notamment pour régler la distribution — anonyme — de son héritage à des artistes et écrivains (le père de Wittgenstein, mort en 1913, avait bâti une des premières fortunes d’Autriche) et il s’engage immédiatement comme simple soldat. En 1916, il quitte le front oriental, envoyé par l’armée à Olmütz, au nord de la Moravie, pour y suivre une formation d’officier d’artillerie. Il y rencontre Paul Engelmann (1891-1965), un jeune architecte, élève d’Adolf Loos, que Wittgenstein avait connu en 1914 (Loos a été l’un des bénéficiaires de l’héritage avec, notamment, Rilke, Trakl et Kokoschka). Outre les lettres échangées par Wittgenstein et Engelmann de 1916 à 1937  , le livre, publié en allemand en 2006, comprend les « Souvenirs de Wittgenstein » d’Engelmann, et divers documents du fonds Engelmann, conservé à Tel-Aviv, où Engelmann avait émigré en 1937. 

Titre du livre : Lettres, rencontres, souvenirs
Auteur : Ludwig Wittgenstein, Paul Engelmann, Ilse Somavilla (dir.)
Éditeur : L'Eclat
Nom du traducteur : François Latraverse
Collection : Philosophie imaginaire
Date de publication : 25/09/09
N° ISBN : 2841621839
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1 commentaire

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Céline

13/04/10 03:54
C'est un très bon compte rendu, qui saisit admirablement les principales articulations d'un texte nuancé, subtil, empathique, réticent et consentant, livré ici dans une traduction fidèle et sensible.

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