Rédacteur

Critique à nonfiction.fr

La phrase

On doit avoir très peur d'écrire. Ça n'est pas un acte naturel comme manger, ou faire l'amour. D'une certaine façon, c'est un acte contre nature. C'est dire à la nature qu'elle ne suffit pas, qu'il faut une autre réalité, l'imagination littéraire.

Carlos Fuentes, écrivain mexicain décédé hier à l'âge de 83 ans. 

Fondation Jean Jaurès

Fondation Jean Jaures

C N L

CNL
L’étranger, ce lieu impossible
[mercredi 13 janvier 2010 - 15:40]
Philosophie
Couverture ouvrage
Etudes pour une phénoménologie de l'étranger. Tome 1, Topographie de l'étranger
Bernhard Waldenfels
Éditeur : Van Dieren
261 p pages / 20,90€ € sur
Résumé : Dans une étude systématique et très fouillée, le philosophe allemand Waldenfels, dont c'est ici la première monographie publiée en français, dessine et analyse de façon convaincante et avec l'aide d'une phénoménologie renouvelée, la question de l'étranger.
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Pour conclure, examinons simplement la leçon que nous donne l’auteur à propos de ce que pourrait être une philosophie de l’étranger qui ne se présenterait pas comme un tiers englobant la relation entre le propre et l’étranger ou un élargissement de la raison qui tendrait à recouvrir ce qui sans cesse l’excède (ici le phénoménologue allemand se fait critique de Merleau-Ponty) : “ La situation change si nous renonçons à déterminer d’entrée de jeu ce qu’est l’étranger et si nous le prenons plutôt comme ce à quoi nous répondons sans pouvoir nous dérober : comme sommation, provocation, défi, appel, requête – ou d’autres variations sur la même gamme. Tout regard et toute écoute seraient “un regard et une écoute répondants” ; toute parole et toute action seraient des attitudes répondantes. »  Il n’y a qu’un événement singulier dans notre rapport à l’étranger c’est celui de ce répondre à laquelle nous sommes reliés par une indétermination, je ne puis que constater l’impossibilité d’un saisissement objectif de cette expérience, ne retrouvant qu’un devenir étranger de cette expérience elle-même et des phénomène concomitants. Une phénoménologie ainsi débarrassée de son surpoids éidétique peut enfin s’autoriser à penser l’indéterminé, et le devenir-étranger du monde de la vie.
 

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