L’étranger, ce lieu impossible
[mercredi 13 janvier 2010 - 15:40]
Philosophie
Etudes pour une phénoménologie de l'étranger. Tome 1, Topographie de l'étranger
Bernhard Waldenfels
Éditeur : Van Dieren
Pour conclure, examinons simplement la leçon que nous donne l’auteur à propos de ce que pourrait être une philosophie de l’étranger qui ne se présenterait pas comme un tiers englobant la relation entre le propre et l’étranger ou un élargissement de la raison qui tendrait à recouvrir ce qui sans cesse l’excède (ici le phénoménologue allemand se fait critique de Merleau-Ponty) : “ La situation change si nous renonçons à déterminer d’entrée de jeu ce qu’est l’étranger et si nous le prenons plutôt comme ce à quoi nous répondons sans pouvoir nous dérober : comme sommation, provocation, défi, appel, requête – ou d’autres variations sur la même gamme. Tout regard et toute écoute seraient “un regard et une écoute répondants” ; toute parole et toute action seraient des attitudes
répondantes. »
Il n’y a qu’un événement singulier dans notre rapport à l’étranger c’est celui de ce répondre à laquelle nous sommes reliés par une indétermination, je ne puis que constater l’impossibilité d’un saisissement objectif de cette expérience, ne retrouvant qu’un devenir étranger de cette expérience elle-même et des phénomène concomitants. Une phénoménologie ainsi débarrassée de son surpoids éidétique peut enfin s’autoriser à penser l’indéterminé, et le devenir-étranger du monde de la vie
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