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L'existence même de la réunion du 28 juillet sur les Roms était indigne d'un gouvernement qui se réclame de la République, les annonces faites par Brice Hortefeux sont dans la continuité. 
Pouria Amirshahi, secrétaire national du PS aux droits de l'homme

Dès le titre de l’ouvrage, Karl Mengel verse dans l’ambiguïté : histoire de mettre un peu de sel et d’annoncer la couleur. Disons-le d’emblée, le lecteur ne trouvera pas forcément ici ce qu’il s’attend à trouver. Et si Mengel joue avec son titre, il joue aussi tout au long de l’ouvrage, qu’il présente comme un "Libre traité d’ambivalence érotique" . Le ton est donc libre, drôle (l’auteur enchaîne les jeux de mots et références coquines), dynamique et enjoué. Sur ce ton à la fois badin et subversif, Karl Mengel aborde la question de la bisexualité : il interroge d’une part la chose que l’on désigne par le mot et questionne, d’autre part, le terme de bisexualité lui-même. Pour synthétiser le propos, disons que Mengel se prononce en faveur de la bisexualité comme pratique, telle qu’il la redéfinit le long de son analyse, et contre le terme de bisexualité, auquel il préfère substituer celui de "pansexualité".
A travers une argumentation bien ficelée et convaincante, richement (et joyeusement) illustrée, Mengel explore donc la bisexualité par une méthode pour le moins généalogique. Le point de départ de l’ouvrage interroge la conclusion d’une expérience scientifique, selon laquelle les bisexuels seraient en fait des homosexuels qui s’ignorent. De ce fait, quid de la bisexualité : ne serait-ce qu’un mot qui tourne à vide ?
Par le biais de l’analyse historique, Mengel montre d’abord que la bisexualité est une pratique ancienne qui a même été institutionnalisée (dans la Grèce Antique, le Japon médiéval, la Rome latine ainsi que chez certains peuples primitifs). L’auteur explique que la bisexualité a pu valoir comme comportement social paradigmatique au même titre que l’hétérosexualité aujourd’hui prédominante. Faisant d’une pierre deux coups : l’étude de l’auteur banalise la pratique bisexuelle et remet en cause la "naturalité" universelle de l’hétérosexualité. Ce regard historique nous apprend beaucoup sur la valeur symbolique de l’acte sexuel au sein des sociétés (touchant aussi bien les domaines de l’initiation, de la domination, de la soumission etc.). Mais, malheureusement, cette partie est-elle peut-être un peu rapide et on aurait aimé qu’il approfondisse davantage la problématique de l’acte sexuel comme élément essentiel de socialisation. Le passage reste néanmoins bien référencé et, après tout, ce traité se veut libre et léger dans le style et ne vise aucune prétention d’exhaustivité scientifique.
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