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Critique à nonfiction.fr

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Au nom de quoi devrais-je m'abstenir de penser que les oeuvres de Bach ou Mozart sont infiniment plus profondes, plus riches et plus précieuses à tous égards que le tambourin ou le flûtiau de ce que Lévi-Strauss appelle les "sociétés sauvages" ? Un tel jugement de valeur n'implique nulle xénophobie, pas davantage la moindre volonté colonisatrice ou impérialiste, simplement l'expression d'un choix dont on voit mal au nom de quelle morale débile il devrait être interdit. 

Luc Ferry, Le Figaro, le 9 février 2012.

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L’ère du robot-journalisme ?
[mercredi 23 décembre 2009 - 05:00]

Plusieurs articles et études s’interrogent sur l’évolution du journalisme au regard des nouvelles possiblités ouvertes par la technologie.

Un logiciel créé par des étudiants américains de la Northwestern University (David Carr, "The Robots Are Coming! Oh, They’re Here", The New York Times, 19.10.2009) permet de générer automatiquement le compte-rendu d’un match de baseball, à partir de quelques données quantitatives. Un projet récemment présenté par AOL (David Kaplan, "AOL plans to Google-ise its news", The Guardian, 30.11.2009) vise à sélectionner par une série d’algorithmes les nouvelles les plus susceptibles d’attirer lecteurs et annonceurs.

Les nouvelles technologies laissent entrevoir une conception du journalisme qui inquiète : mutation profonde d’une profession, sur fond de remise en cause du modèle économique de la presse du 20e siècle ? Brouillage des frontières entre journalisme et publicité, par la systématisation du recours à un prisme commercial rendue possible par les nouveaux moyens techniques ?

Ainsi que le rappelle le journal allemand Die Zeit ("Roboter als Redakteure", 4.12.2009), des automatismes peuvent tout aussi bien s’exercer sans que la technologie ne s’en mêle : l’auto-censure, les biais liés à un manque de représentativité sociologique des journalistes influencent d’ores et déjà les critères de sélection des thèmes traités. Il est d’ailleurs révélateur que, dans une étude menée à la demande de l’université de Darmstadt, la numérisation ne soit placée qu’en dernière position parmi les dix facteurs dont dépend aujourd’hui le développement d’un journalisme de qualité (outre l’argent, le temps, les méthodes de travail, l’organisation des rédactions, le cadre juridique, la formation des journalistes, leur image de soi, les rapports de propriété et la communication publique).

Les miroirs déformants fournis par Internet sont aussi a contrario pour certains l’occasion de diriger le projecteur sur des thèmes considérés comme insuffisamment traités dans les autres médias, comme le fait aux Etats-Unis le site projectcensored.org. Suscitant ainsi des controverses sur le caractère subjectif de sa propre grille de lecture. Et alimentant ainsi un débat où la politique reprend le pas sur la technologie.

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2 commentaires

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Blandine Sorbe

08/02/10 22:55
Malheureusement j'ai l'impression que l'étude n'est disponible qu'en langue allemande pour le moment.
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nanar

05/02/10 17:16
bonjour,
existe-t-il une traduction française ou anglaise de l'étude allemande ?
je vous remercie,
nn

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