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Il vaut mieux que ce soit le corps français traditionnel qui se sente responsable de l'accueil de tous nos compatriotes. 
Gérard Longuet, à propos de l'éventuelle nomination de Malek Boutih à la tête de la Halde, 10 mars 2010.
Voici une plongée dans les arcanes de la pensée occulte sous toute ses formes, avec une approche pop particulièrement osée où Pacôme Thiellement semble brûler tous ses vaisseaux pour interpréter et expliciter la démarche du groupe rock Led Zeppelin. Et lire les conclusions de son projet hybride donne la sensation de parcourir un chemin épique toujours sur le fil, où les digressions inattendues ramènent toujours vers un centre inatteignable qui serait l’unité et la cohérence d’une pensée, celle de l’ésotérisme.
Mais expliquons-nous, la démarche pop, ici pour parler du rock comme postulat de départ pour aller après ailleurs, consiste à prendre des agrégats culturels empreints à divers disciplines et cultures pour construire une pensée mutante qui poserait des conclusions provisoires en inventant sa propre méthodologie. Ainsi, Pacôme Thiellement élabore une analyse du projet Led Zeppelin en se nourrissant de la gnose classique autant que de la philosophie de la renaissance, des séries télévisées Lost et Twin Peaks, ou même diverses légendes et fresques littéraires du patrimoine littéraire européen. Cette démarche pop devient ainsi une sélection non hiérarchisée d’éléments littéraires, philosophiques, théologiques, et populaires, qui sont hybridés entre eux pour créer une nouvelle pensée qui serait une interprétation alternative de l’histoire.
Plongé dans la connaissance des mystères des religions, Cabala est un pari assez osé qui présente Led Zeppelin comme une centrale ésotérique où, par la seule écoute musicale, l’auditeur devient initié à un savoir caché, sautant toutes les étapes initiatiques. Le rock serait la dernière étape d’une désoccultation d’un savoir caché qui réconcilierait l’homme avec son intériorité et le relierait au monde dans un esprit communautaire harmonieux, à l’inverse de l’hyper rapacité individualiste de la culture occidentale actuelle. L’expérience de l’écoute d’un disque des Beatles créerait une nouvelle métaphysique de l’intériorité pour chaque auditeur, et le projet démiurgique de Led Zeppelin se voudrait rien moins qu’une maïeutique transgenre qui apaiserait l’âme de chacun.
4 commentaires
Safarzazar
Bach nous dépose près de Saint-Pierre, bien que nous soyons athés !!!
Led Zeppelin, c\\\'est de la ballade par rapport... et c\\\'est déjà très bien !
Ravi Shankar
Ur au bord
Donc, non : l'analyse faite de Led Zeppelin n'est pas surprenante. Une chanson majeure du groupe comme "Stairway to Heaven" (un mix entre l'échelle de Jacob et la Merkabah d'Ezechiel) illustre bien cette démarche.
Il me semble qu'il est possible d'apaiser son âme autrement qu'en écoutant du Bach, loin s'en faut...
Dame Plume
Tout le monde sait qu'en écoutant du Rock on apaise son âme.....
Rien qu'à voir son effet on peu sentir à quel point nous sommes en paix avec le monde et l'Univers!
C'est vraiment n'importe quoi!