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Critique à nonfiction.fr

La phrase

On doit avoir très peur d'écrire. Ça n'est pas un acte naturel comme manger, ou faire l'amour. D'une certaine façon, c'est un acte contre nature. C'est dire à la nature qu'elle ne suffit pas, qu'il faut une autre réalité, l'imagination littéraire.

Carlos Fuentes, écrivain mexicain décédé hier à l'âge de 83 ans. 

Fondation Jean Jaurès

Fondation Jean Jaures

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CNL
Gouguenheim: historien incompris ou islamophobe savant?
[vendredi 04 décembre 2009 - 04:00]
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Au-delà du débat historiographique instructif, c’est avant tout la variété des thèmes évoqués et, en miroir, la cohérence se dégageant de l’ouvrage qui constitue la caractéristique essentielle de ces 372 pages. Le livre parvient à présenter une vision pédagogique de l’histoire des sciences, ouverte au profane sans que le spécialiste n’y perçoive une vulgarisation simpliste. L’ouvrage insiste dans cette optique sur le manichéisme de Gouguenheim et le fait que son travail s’apparente davantage à un programme politique qu’à une étude scientifique  . L’ouvrage met à cet égard l’accent sur son oubli incompréhensible de pans entiers de l’histoire de l’Occident (chapitre 3 : “Le Judaïsme, tiers exclus de l’Europe chrétienne”), omis à dessein. Il convainc autant, sur la forme, du fait de la justesse de son ton, tour à tour polémique et distancié, que, sur le fond, grâce au sérieux de la démonstration. Il parvient efficacement à illustrer le fait que la philosophie du Moyen-Age et la science moderne ont été successivement enrichies grâce aux héritages grec, latin, arabe et juif.
En définitive, cet ouvrage n’est pas seulement un plaidoyer pour la connaissance des cultures, qui aurait pu être lénifiant. Ce n’est pas non plus un règlement de comptes historiographique, qui aurait pu se résumer à des attaques ad hominem contre un historien dont il apparaît qu’il est désormais l’une des figures de proue de l’islamophobie savante. C’est encore moins une entreprise de “bourrage de crâne”, qui aurait pu décevoir les lecteurs par ses visées idéologiques. Il s’agit véritablement d’une enquête étayée, précise, parfois même au risque de se perdre dans ce que le lecteur non spécialiste peut considérer comme des détails. En somme, une invitation à la vigilance et à la quête continue du savoir historique. A une époque où l’histoire est trop souvent utilisée à des fins politiques avouées ou inavouables, Les Grecs, les Arabes et nous évite des écueils dans lesquels il aurait été facile de tomber. A n’en pas douter, il s’agit là d’un ouvrage de salubrité publique. .
 

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7 commentaires

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marc thibault

05/12/09 07:17
il est bien malheureux que non fiction ait choisi de faire commenter une affaire tout à fait sérieuse par un parfait" inculte savant".On retrouve dans cette critique toutes les imperfections du style et de la pensée science po.Incapacité à poser un débat intellectuel en comprenant la ou les démonstrations qui sont transformées en des informations.Utilisations de sous entendus de journalistes pour parler d'un supposé danger qui renvoit à dee fines allusion comme si le régime de la moralité était si aisément transposable de l'univers de la cité dmédiatique dans celui infiniment plus subtil des enjeux scientifiques...comment parler clairement de ce que l'on n'a que survolé.Monsieur EL BAKIr réussirait bien à nous faire oublier l'énigme que représente la question de sa compétence à lui ,particulière,personnelle,à parler d'un débat qui est posé dans un champ scientifique particulier qui ne se laisse pas dominer comme cela .On n'attend pas de lumière en physique de la part d'un journaliste de même que l'on ne risque pas d'en recevoir d'un étudiant de science po dans tous les domaines qui sont ceux de la haute érudition.Parceque celui qui parle dans cet article n'a aucune compétence particulière à faire valoir,ce qu'il dit est necessairement(oh descartes) douteux et doit faire l'objet d'un doute hyperbolique
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Anonyme

04/12/09 11:54
Pourquoi ne reprenez vous pas, au moins des extraits, de la réponse de Rémi Brague à ce débat ? Il avait fait paraître sa contribution dans la revue Commentaire dont le sérieux peut difficilement pris en défaut, de plus Rémi Brague est un fin connaisseur des philosophies arabes et juives médiévales. (redite du commentaire placé la courte introduction signalant ce débat).

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