Newsletter

Pour s'abonner gratuitement à la newsletter hebdomadaire, indiquez votre adresse email :
ok

Rédacteur

Critique à nonfiction.fr

La phrase

Il vaut mieux que ce soit le corps français traditionnel qui se sente responsable de l'accueil de tous nos compatriotes.

Gérard Longuet, à propos de l'éventuelle nomination de Malek Boutih à la tête de la Halde, 10 mars 2010.

Les idées sur le Web

Institut Edgar Quinet
Un instrument de réflexion et de formation pour la gauche
Entre amnésie et dégrisement
[lundi 09 novembre 2009 - 15:00]
Europe
Couverture ouvrage
La nuit où le mur est tombé
Collectif
Éditeur : Inculte
272 pages / 25,00 € sur
Résumé : Vingt-cinq écrivains allemands racontent leur nuit du 9 novembre 1989, «la nuit où le Mur est tombé».
Page  1  2 

NDLR : La présente critique a été rédigée à partir de l'édition allemande du livre, dans lequel figurent vingt-cinq nouvelles. La version française, elle, a été limitée à dix-sept nouvelles.

L'Allemagne n'est pas seulement la voisine de la France, elle en est également une partenaire économique de prédilection. On pourrait de conséquence la croire amie fidèle. Il y a de ça. Mais l'amitié reste quand même très superficielle : la connaissance de l'autre mastodonte européen se limite souvent à quelques clichés et les Allemands connus des Français, mis à part Angela Merkel, quelques sportifs et Tokio Hotel, sont généralement morts.

L'ouvrage "Le Mur dans les têtes : Chroniques d'Allemagne" de Yannick Pasquet donne un coup de pouce essentiel à la découverte du voisin teuton. La journaliste française, partie rejoindre l'équipe berlinoise de l'Agence France-Presse en 2001, consacre les 25 chapitres de son livre à autant d'aspects du quotidien politique, économique, social et culturel allemand. A l'occasion, elle rencontre une multitude de personnages typiques et atypiques : l'artiste en vogue Norbert Bisky, l'ancienne athlète Ines Geipel et l'homme de la rue, à l'Est, à l'Ouest, au Nord comme au Sud, en s'attardant bien à Berlin.

Actualité oblige : on y fête, comme tout le monde le sait, les vingt ans de la chute du Mur. L'intérêt médiatique pour l'événement semble plus fort qu'il y a dix ans. Peut-être parce que Berlin attire, de façon inflationniste, une jeunesse internationale assoiffée de liberté à petits prix et les touristes, dont les pérégrinations dans la ville sont ponctuées à intervalles réguliers de l'incontournable question : "Sommes-nous à l'Est ou à l'Ouest ?".

Le guide pourrait contrarier son auditoire en signalant que Berlin-Est comme Berlin-Ouest n'existent plus, tout comme la RDA, soit dit en passant. Or, la question, considérée à l'échelle nationale, fournit la thèse de départ des 278 pages issues de la plume de Yannick Pasquet : du monstre en béton, il reste seulement quelques vestiges visibles à l'oeil nu, "mais dans les têtes, bien souvent, comme le dit l'expression, on bute encore sur le Mur". En d'autres termes, l'Allemagne réunifiée n'est pas tout à fait une, certaines différences perdurent, d'autres s'accentuent; les souvenirs perturbent, accaparent les mémoires; le chapitre RFA-RDA serait donc loin d'être clos.

Titre du livre : La nuit où le mur est tombé
Auteur : Collectif
Éditeur : Inculte
Titre original : Die Nacht, in der die Mauer fiel
Nom du traducteur : Marie Hermann
Collection : Temps Réel
Date de publication : 14/10/09
N° ISBN : 978-2-916940-19-9
Page  1  2 
Commenter Envoyer à un ami imprimer Charte déontologique / Disclaimer digg delicious Creative Commons Licence Logo

2 commentaires

Avatar

Elise

24/11/09 18:40
Bonjour Maïwenn, je n'ai eu sous les yeux que la version allemande du livre dans laquelle il y a bien 25 nouvelles. La maison d'éditions française a dû faire une sélection. Merci de votre remarque!
Avatar

Maïwenn

23/11/09 21:01
Dans ce livre il n'y a que 17 nouvelles et vous en citer 25 pourquoi ?
Renatus Deckert en a t-il sélectionné seulement 17 alors qu'il avait convié
25 auteurs ?

Déposez un commentaire

Pour déposer un commentaire : Cliquez ici

RECHERCHER

ok
> Recherche avancée