Au nom de quoi devrais-je m'abstenir de penser que les oeuvres de Bach ou Mozart sont infiniment plus profondes, plus riches et plus précieuses à tous égards que le tambourin ou le flûtiau de ce que Lévi-Strauss appelle les "sociétés sauvages" ? Un tel jugement de valeur n'implique nulle xénophobie, pas davantage la moindre volonté colonisatrice ou impérialiste, simplement l'expression d'un choix dont on voit mal au nom de quelle morale débile il devrait être interdit. 
Luc Ferry, Le Figaro, le 9 février 2012.
Bientôt de nouveaux résultats !
Faut-il y voir le signe précurseur de ce que sera bientôt le travail – ou une partie du travail – d’un auteur ? Toujours est-il que Pierre Mounier et Marin Dacos qui travaillent depuis plusieurs mois à un livre sur l’édition électronique (coll. « Repères », chez La Découverte) à paraître début 2010, ont depuis quelques temps commencé à mettre en ligne des extraits de leur prochain ouvrage.
Les deux compères de Blogo Numericus invitent ainsi leurs lecteurs à exprimer les corrections qu’ils feraient, les compléments qu’ils introduiraient, ou tout simplement discuter leurs analyses afin d’améliorer leur ouvrage, que ces analyses portent sur les terminaux mobiles, les modèles économiques de l’édition numérique ou, plus récemment, les « piliers de l’édition électronique ».
Sans doute cette démarche correspond-t-elle plus naturellement, dans un premier temps, aux ouvrages traitant du numérique, pour lesquels elle concilie théorie et pratique, qu’à d’autres relevant qui de l’économie, qui de l’histoire, qui de la philosophie. On peut toutefois se demander si cette pratique n’est pas appelée à se développer et à concerner peu à peu d’autres domaines, que ce soit pour améliorer son livre en testant des hypothèses, nourrir son blog (scientifique), fidéliser ses lecteurs, etc. Qui s’en plaindra ?![]()
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