Au nom de quoi devrais-je m'abstenir de penser que les oeuvres de Bach ou Mozart sont infiniment plus profondes, plus riches et plus précieuses à tous égards que le tambourin ou le flûtiau de ce que Lévi-Strauss appelle les "sociétés sauvages" ? Un tel jugement de valeur n'implique nulle xénophobie, pas davantage la moindre volonté colonisatrice ou impérialiste, simplement l'expression d'un choix dont on voit mal au nom de quelle morale débile il devrait être interdit. 
Luc Ferry, Le Figaro, le 9 février 2012.
Bientôt de nouveaux résultats !
Dans un entretien paru dans Le Monde d’aujourd’hui, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, déclare vouloir faire de Paris « une des plus belles métropoles universitaires du monde ». Le but est de regrouper les universités et grandes écoles parisiennes volontaires dans un ensemble qui jouirait ainsi d’une visibilité accrue. Trois pôles universitaires sont envisagés, ainsi que la création d’un campus international sur la montagne Sainte-Geneviève et la réduction du nombre de sites (de 120 à une quarantaine). Une phase de concertation avec les acteurs concernés devrait à présent s’ouvrir, pour se clore fin décembre. Valérie Pécresse espère voir le début des travaux nécessaires fin 2011![]()
4 commentaires
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J'ai bien peur que la "bouillie" soit surtout le reflet de votre propos: vous mélangez ce qui relève du problème du sous financement chronique de l'université française, d'une part, et ce qui concerne le système des PRES, d'autre part, ce dernier n'étant qu'une estampille à vocation scientifique. Des universités regroupées en PRES restent indépendantes les unes des autres financièrement: les PRES ne concernent donc que très indirectement les budgets de fonctionnement et concernent encore moins l'enseignement. Ils ont vocation à stimuler des programmes de recherche pluri-disciplinaires et surtout (dans le contexte de l'évaluation bibliométrique et autres) à faire gonfler les chiffres des publications. Votre propos est donc ici tout à fait hors-sujet.
Pour autant, je trouve particulièrement inquiétant que l'on puisse avouer découvrir des problèmes uniquement quand on est personnellement le nez dessus, et ceci après 15 ans de naïveté. Il me semble que les acteurs de l'université française tirent eux-même le signal d'alarme depuis des années... dans quel pays viviez-vous? Avec quelle conscience des enjeux de société glissiez-vous votre bulletin de vote dans l'urne? Inquiétant vraiment...
Et je passe sur les remarques qui ne méritent même plus d'être discutées, du genre grâce à l'usage de l'informatique en pédagogie (les TICE) tout le monde va devenir intelligent, ou encore, ce qui a de la valeur dans la vie (dont les universités) c'est ce que l'on paie cher... Je vous souhaite d'avoir besoin de moins de 15 ans d'études pour prendre conscience de la vacuité de ces propos...
synapsom
Après 15 ans d'activité professionnelle, je reprends cette année des études et je réalise la misère de l'université française: des enseignements aussi poussiéreux que les amphis: je dicte, tu écris, j'évalue, j'te donne ton diplôme et au suivant! Le tout dans des locaux vétustes qui ne laissent aucune place aux TICE ou à d'autres formes d'enseignement que les traditionnels papier/crayon/tableau noir.
La qualité des professeurs n'est pas en cause. C'est le système qu'il faut revoir! Comment peut-on en effet espérer une université 4 étoiles en payant l'équivalent de 2 paires de chaussures comme frais de scolarité! Pour ce prix là, on ne peut avoir que de la bouillie! Et qu'on ne me récite pas le couplet du pauvre-étudiant-sans-le-sou quand la plupart portent rien que sur eux (vêtements de marque, téléphone portable, mp3...) de quoi payer plusieurs années universitaires!
Byzance
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