On doit avoir très peur d'écrire. Ça n'est pas un acte naturel comme manger, ou faire l'amour. D'une certaine façon, c'est un acte contre nature. C'est dire à la nature qu'elle ne suffit pas, qu'il faut une autre réalité, l'imagination littéraire. 
Carlos Fuentes, écrivain mexicain décédé hier à l'âge de 83 ans.

Le présent ouvrage constitue le troisième volet d’une série de quatre livres consacrés aux commentaires des épîtres de Paul par saint Jean Chrysostome, un des plus célèbres Pères grecs de l’Eglise. L’éditeur nous propose dans ce troisième volume les homélies (ou commentaires bibliques) des Lettres aux Galates, aux Philippiens, aux Colossiens et aux Thessaloniciens.
Une brève introduction nous rappelle tout d’abord la vie de celui qui fut surnommé Chrysostome, c’est-à-dire Bouche d’or (tant son éloquence semblait précieuse). Né à Antioche au milieu du IVe siècle, il fut ordonné prêtre en 386 et commença son activité de prédicateur dans cette même ville. En 397, il fut nommé patriarche de Constantinople mais ses attaques répétées à l’égard d’une fraction importante du clergé et la remise en cause de l’impératrice Eudoxie lui valurent la déposition. Exilé en 403, il partit d’abord dans le Taurus puis dans le Caucase, voyage pendant lequel il mourut en 407.
Par-delà cette vie mouvementée, ce qui fait la force et la renommée de Chrysostome, ce sont ses quelque 700 homélies sur des livres de la Sainte Ecriture au nombre desquelles figurent bien évidemment les très célèbres commentaires des épîtres de Paul. Le Père de l’Eglise aimait beaucoup le grand apôtre et il avait étudié avec passion ses textes. Dès 391, il entreprend un commentaire de ses écrits en commençant par l’épître aux Romains.
Dans une traduction claire et précise à partir du grec , la présente édition, menée par Jacques de Penthos, nous restitue avec bonheur la richesse de la pensée de Chrysostome en ne retenant, nous précise l’auteur, que "les passages qui commentent directement le texte de saint Paul", renonçant par là même aux digressions ou répétitions qui terminent les homélies. De fait, tout l’intérêt de l’ouvrage est de maintenir un corps à corps direct entre le texte paulinien et le commentaire de Chrysostome, sans jamais recourir au système des notes . Ce choix éditorial nous permet de cerner au plus près les enjeux de la pensée paulinienne grâce à un Chrysostome pédagogue et toujours soucieux de lever les éventuelles ambiguïtés relatives aux épîtres.
Aucun commentaire