On doit avoir très peur d'écrire. Ça n'est pas un acte naturel comme manger, ou faire l'amour. D'une certaine façon, c'est un acte contre nature. C'est dire à la nature qu'elle ne suffit pas, qu'il faut une autre réalité, l'imagination littéraire. 
Carlos Fuentes, écrivain mexicain décédé hier à l'âge de 83 ans.

Musiques électroniques – des avant-gardes au dance-floor porte décidément bien son nom. Avec une justesse et une dextérité remarquables, Guillaume Kosmicki synthétise un siècle et demi d’électro, réfutant les a priori et détaillant chaque courant avec pertinence. Le sujet devient alors une histoire passionnante, richement documentée et touffue d’anecdotes. Rien n’est laissé au hasard, et le style aéré et accessible de l’auteur rend digeste cette avalanche d’informations, permettant au profane de se plonger avec aisance dans cet univers d’une poésie toute technique.
Guillaume Kosmicki tire sa conclusion d’un triste constat fait à partir des années 2000 : l’électro s’est tellement démocratisée qu’elle ne détient plus qu’un intérêt somme toute assez faible. La French Touch n’a, selon lui, jamais réellement existé. Si certains artistes savent tirer leur épingle du jeu, d’autres représentants actuels de l’électro comme Justice ne trouvent pas (ou si peu) grâce aux yeux de l’auteur. Et pour cause, leur son est « surproduit, extrêmement compressé et efficace mais sans aération ».
« Mais les faits sont là, la musique redevient un véritable vecteur de partage, d’appropriation collective et non plus un banal objet de consommation », retient cependant avec optimisme Guillaume Kosmicki. Polymorphes et bouillonnantes, les musiques électroniques ont prouvé qu’elles réussissaient à se transcender quoiqu’il arrive. Perpétuellement prêtes à l’évolution, les multiples branches de l’électro composeraient un arbre phœnix, inusable et recyclable à souhait. Le futur est en marche ![]()
12 commentaires
Xaviere Tibere
Iba
Se plaindre de la faible inventivité de Justice et en tirer le constat d'un appauvrissement généralisé de l'electro, c'est comme dire que Marc Lévy est la preuve ultime de l'appauvrissement de la littérature contemporaine : au mieux un pont-aux-ânes!
Dommage. Le sujet méritait mieux, ou votre recension est incomplète.
Cordialement