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Des avant-gardes au dance-floor : tel est le sous-titre de l’ouvrage de Guillaume Kosmicki, présenté comme musicologue, enseignant, conférencier et « spécialiste du phénomène techno à travers les raves et les free parties » depuis de nombreuses années. Fort de son expertise en la matière, il nous livre cette quasi encyclopédie de ce qu’on appelle aujourd’hui l’électro. « Historiquement, sa première utilisation date de 1951, à Cologne. L’Elektronische Musik (Herbert Eimert, puis Karlheinz Stockhausen, Henri Pousseur, etc.) répond à un projet de langage musical savant et abstrait… » nous explique l’auteur dès les premières pages du livre, issues du chapitre Pour une définition, chapitre important s’il en est, et nécessaire. L’électro, terme à la fois fourre-tout et précis, est rarement soumise à recherche sémantique.
Le temps est donc venu de se pencher sérieusement sur la question de ces musiques électroniques. Guillaume Kosmicki s’attelle à la tâche avec minutie, choisissant de traiter le sujet d’un point de vue chronologique, lui conférant une aura historique – amplement méritée au vu de sa polymorphie. Pour ce faire, il donne d’abord une définition des musiques électroniques : « Il s’agit d’une ensemble de musiques reposant sur des sons d’origine acoustique ou de synthèse sonore, traités (réverbération, filtrage, transposition) puis enregistrés sous forme d’un signal analogique ou numérique (ou enregistrés puis traités), et destinés à être amplifiés puis retransmis dans par le biais de hauts-parleurs (…) ». Notons que l’auteur précise que cette définition s’est construite depuis les années 50, et qu’elle se serait peut-être bien mieux accommodée d’une autre appellation, comme celle d’ « art électroacoustique ». À méditer…
12 commentaires
onoma
bravo à l'auteur !!!!
Marie Loyer
BUSHI
Comme le suggère Mme Rosemont, lisez le "French Touch" de Stéphane Jourdain au lieu de d'avancer une opinion comme allant de soi sur l'artefact que constituerait la French Touch.
Un petit conseil de lecture : Electroc de Laurent Garnier et David Brun-Lambert.
E.P.
Sophie Rosemont
La "journaleuse" que je suis a au moins autant apprécié l'ouvrage que vous - ouvrage lu avec intérêt et en entier, bien entendu. En témoigne ne fut-ce que le chapô: "Un ouvrage passionnant qui réussit le pari de traiter avec exhaustivité le large domaine des musiques électroniques".
@ Iba
Sans rancune!