On doit avoir très peur d'écrire. Ça n'est pas un acte naturel comme manger, ou faire l'amour. D'une certaine façon, c'est un acte contre nature. C'est dire à la nature qu'elle ne suffit pas, qu'il faut une autre réalité, l'imagination littéraire. 
Carlos Fuentes, écrivain mexicain décédé hier à l'âge de 83 ans.
L’année 2009, celle des vingt ans de la chute du Mur de Berlin et des soixante ans d’existence de la République fédérale, est marquée en Allemagne par une intense activité électorale.
L’élection des députés du Bundestag le 27 septembre prochain ouvre une période de recomposition des équilibres politiques après quatre années de "grande coalition" menée par Angela Merkel, rassemblant chrétiens-démocrates (CDU) et sociaux-démocrates (SPD). La campagne, qui oppose la chancelière à son vice-chancelier et ministre des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, bat désormais son plein. Les discours s’échauffent pour souligner des clivages restés sous-jacents pendant les années d’exercice commun du pouvoir. Mais les antagonismes, afin de ne cristalliser aucune configuration possible, restent tièdes.
Angela Merkel, dont le parti est crédité de 39 % d’intentions de vote , s’efforce de conserver une posture inattaquable de chef d’Etat. Au moment où le magazine américain Forbes la présente comme la femme la plus puissante du monde, elle endosse avec réserve et sang-froid les habits d’une "chancelière en Teflon", ainsi que la surnomme la Süddeutsche Zeitung : retournant contre leurs auteurs les critiques qui lui sont adressées, elle invoque le rôle de son parti lors de la réunification du pays pour mettre en avant sa réactivité face aux situations de crise.
En effet, les principaux thèmes de la campagne, sous l’influence de la conjoncture économique, semblent jouer en faveur de la droite conservatrice. On peut certes émettre des doutes quant au réalisme des mesures proposées par les principaux partis : quand Frank-Walter Steinmeier promet la création de quatre millions d’emplois d’ici 2020 afin d’atteindre à cette date le plein emploi en Allemagne, la CDU et les libéraux du FDP mettent l’accent sur des baisses d’impôts, peu envisageables au vu de l’endettement record des finances publiques. Mais les enquêtes d’opinion suggèrent une nette identification de la chancelière aux compétences requises par son poste en matière économique, au détriment de son rival social-démocrate .
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