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Critique à nonfiction.fr

La phrase

On doit avoir très peur d'écrire. Ça n'est pas un acte naturel comme manger, ou faire l'amour. D'une certaine façon, c'est un acte contre nature. C'est dire à la nature qu'elle ne suffit pas, qu'il faut une autre réalité, l'imagination littéraire.

Carlos Fuentes, écrivain mexicain décédé hier à l'âge de 83 ans. 

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Zaki Laïdi en quête d'une "gauche moderne"
[jeudi 09 juillet 2009 - 14:00]

Les échecs successifs du PS suscitent depuis maintenant un septennat de nombreuses tentatives d’analyse. Zaki Laïdi a été, avec son collègue Gérard Grunberg, l’un des commentateurs les plus avisés de cette spirale de l’échec. Ils ont notamment choisi, dans leur ouvrage Sortir du pessimisme social ou sur l’excellent site Telos, d’analyser les mouvements historiques, sociologiques et économiques de fond, qui depuis 1989 ont vu le PS de moins en moins en phase avec les réalités de la mondialisation.
 
C’est dans la droite ligne de cette réflexion que l’on peut situer l’article que publie Zaki Laïdi dans le journal Le Monde daté du 8 juillet 2009, titré : « La survie du PS ne doit pas empêcher la naissance d'une gauche moderne » .
 
Il constate que l’évolution du monde depuis 1989 aurait du renforcer le PS, or c’est le contraire qui s’est produit. C’est en analysant ce paradoxe que Zaki Laïdi retrace les renoncements successifs du PS à une pensée du monde contemporain, au profit de divers collages idéologiques improbable (rhétoriques empruntées au PC, à ATTAC ou une plate dénonciation de « l’ultra libéralisme »), et choisis avec un art surprenant du contre-temps.
 
Même la « divine surprise » de la crise financière n’a pas pu sortir le PS de cette spirale, où  l’impensé des réalités économiques mondiales, européennes ou nationales le dispute à la contraction de l’ambition politique sur la gestion de fiefs locaux.
 
Au bout de son raisonnement, Zaki Laïdi ensevelit le PS par cette constatation cinglante : « L'enjeu n'est plus de savoir comment sauver le PS mais de faire en sorte que sa survie ne contrarie pas l'émergence d'une gauche moderne et forte. »
 
Reste à savoir quelle forme peut prendre aujourd’hui ou demain cette gauche moderne et forte….

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1 commentaire

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Jean RAMBERT

14/07/09 12:29
Amis croisés au fil des blogs qui portent l’idée que la politique n’est pas une machine à fabriquer des histoires et à formater des esprits,

Vers quel horizon inéluctable fuyons-nous ?
Une montée explosive du chômage devient incontournable, le nier ou en faire porter le chapeau à d’autres ne sert à rien.
Sommes-nous en mesure de créer une mobilisation autour de ce phénomène, cause de dérèglements majeurs ?

Trois «orientations»:
*Comment former et motiver les demandeurs d’emploi, présents ou à venir, pour qu’ils se portent en direction des secteurs où la demande d’emplois va monter ?
*Comment optimiser les processus de création des vrais emplois ?
*Comment intégrer les laissés pour compte les plus atteints ?

Tout le reste est secondaire.
Ces trois orientations peuvent constituer le cœur de l’action militante, à condition de croiser ceux qui seront chiffrer et financer ces actions, sans hypothéquer le futur.

Trop vieux et trop fatigué pour espérer voir les fruits d’une telle action, je fais cette note pour les plus jeunes afin qu’ils arrêtent les marches vers l’inutile, domaine où les «vieux» de gauche ont excellé.

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