Rédacteur

Critique à nonfiction.fr

La phrase

On doit avoir très peur d'écrire. Ça n'est pas un acte naturel comme manger, ou faire l'amour. D'une certaine façon, c'est un acte contre nature. C'est dire à la nature qu'elle ne suffit pas, qu'il faut une autre réalité, l'imagination littéraire.

Carlos Fuentes, écrivain mexicain décédé hier à l'âge de 83 ans. 

Fondation Jean Jaurès

Fondation Jean Jaures

C N L

CNL
"Baby Thatcher" cherche la sortie de crise
[vendredi 26 juin 2009 - 10:00]
Union Européenne
Couverture ouvrage
Sortir de la crise. Comment l’Europe peut sauver le monde
Guy Verhofstadt
Éditeur : Actes Sud
252 pages / 18,91 € sur
Résumé : Guy "Baby Thatcher" Verhofstadt, ancien Premier ministre belge et potentiel opposant à Barroso, nous livre sa recette européenne pour sortir de la crise.
Page  1  2 

 

Dans un deuxième temps, Guy Verhofstadt fait le constat qu’alors que le plan de redressement des États-Unis suppose la dépense d’environ 2000 euros par habitant, les plans européens n'accordent qu'environ 450 euros par habitant. Tout en soulignant la différence du modèle européen, qui englobe des stabilisateurs automatiques beaucoup plus forts qu'aux États-Unis, l'ancien Premier ministre belge souligne l’importance de l’investissement dans des domaines tels que l’IT pour pouvoir sortir de la crise. En bon libéral, "Baby Thatcher" ajoute qu’il ne faut pas, cependant, fausser l’économie. Par ailleurs, il avait déjà souligné dans un essai publié sur le site du think tank Notre Europe que l’injection massive de participations publiques dans les banques en difficulté doit être, tout comme la morphine, injectée pour des courtes durées à fin d’éviter une dépendance qui étoufferait une gouvernance économique efficace de ces mêmes institutions.

 

Questionné, lors de la conférence de presse du 29 mai 2009 à Paris, sur la faisabilité de son plan, Guy Verhofstadt donne l’exemple du plan adopté par la Communauté européenne pour sauver l’industrie sidérurgique européenne dans les années soixante-dix. Il cite également l’exemple du marché unique ou de l’euro comme des projets politiques ambitieux que les sceptiques de l’époque considéraient comme mort-nés. Ce n’est pas l’ambition politique que Verhofstadt manque. Tête de liste pour les élections européennes, "Baby Thatcher" serrait le deuxième homme politique national préféré des Belges. En effet, le libéral démocrate, déclare avoir l’intention de batailler ferme au Parlement européen pour former une majorité capable de contester une Commission en manque chronique d’ambition. Ayant bien en vue le fait que le groupe ALDE (l’Alliance des démocrates et des libéraux) représente la troisième force politique du Parlement européen, avec seulement 83 sièges (soit 11% du total), la tâche risque, néanmoins, d’être difficile.

 

Page  1  2 
Commenter Envoyer à un ami imprimer Charte déontologique / Disclaimer digg delicious Creative Commons Licence Logo

Aucun commentaire

Déposez un commentaire

Pour déposer un commentaire : Cliquez ici