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Le président de la République a soulevé une montagne, elle retombe sur lui. En lançant l'offensive contre les Roms, le gouvernement français croyait régler à son avantage électoral un problème de simple police de frontières et de réglementation municipale. Enorme erreur. La question des Roms n'est pas de sécurité policière ou sociale, mais d'abord de sécurité mentale. 
André Glucksmann, Le Monde, 31 août 2010.

Premier ministre de la Belgique pour neuf ans (1999-2008), Guy Verhofstadt est aussi un euro-enthousiaste qui avait déjà publié en 2005 Les États-Unis d’Europe (Éditions Luc Pire), livre traduit en 19 langues. De manière très courageuse, le livre avance l’idée d'une Europe à deux vitesses formée par un centre fédéral, les États-Unis d’Europe, et un second cercle, l’Organisation des États européens, accueillant les pays qui ne souhaiteront pas adhérer au noyau dur. Dans son nouveau livre, Sortir de la crise. Comment l’Europe peut sauver le monde (Actes Sud), Guy Verhofstadt ne se désiste pas de son engagement fermement pro-européen, engagement qui lui a coûté le poste de président de la Commission européenne en 2004 .
Selon les prévisions du FMI pour l’année 2012, l’Europe sera la seule zone géographique où la croissance ne sera pas au rendez-vous. Pourquoi ? Verhofstadt blâme la division de l’Europe sur les réactions à la crise, qui se traduit dans les 27 plans de relance nationaux, et critique la Commission européenne pour sa faible réaction face à la crise. Seule une approche commune pourrait aider le marché commun européen regagner la croissance et la confiance mutuelle nécessaire aux investissements transfrontaliers.
Quel visage pour ce plan commun ? Celui qui avait été surnommé à une époque "Baby Thatcher" propose trois étapes consécutives qui peuvent être résumées en trois mots : nettoyage, redressement, investissement. D’abord, nous dit-il, le rapport Larosière n’est pas assez audacieux. La création d’un régulateur européen unique s’impose. La première mission de ce régulateur sera le nettoyage de 750 milliards d’euros de produits bancaires toxiques existant encore en Europe.
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