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Critique à nonfiction.fr

La phrase

Au nom de quoi devrais-je m'abstenir de penser que les oeuvres de Bach ou Mozart sont infiniment plus profondes, plus riches et plus précieuses à tous égards que le tambourin ou le flûtiau de ce que Lévi-Strauss appelle les "sociétés sauvages" ? Un tel jugement de valeur n'implique nulle xénophobie, pas davantage la moindre volonté colonisatrice ou impérialiste, simplement l'expression d'un choix dont on voit mal au nom de quelle morale débile il devrait être interdit. 

Luc Ferry, Le Figaro, le 9 février 2012.

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Cinéma des femmes, cinéma féminin?
[lundi 15 juin 2009 - 14:00]
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Le débat sur les liens entre l’art et les femmes réactivé par l’exposition elles@centrepompidou est riche d’interrogations : il soulève des questions politiques : Comment permettre une meilleure visibilité des femmes artistes ? Une forme de discrimination positive est-elle appropriée pour pallier ce problème ? Que faire dès lors des principes républicains? Il pose également des questions esthétiques : Y a-t-il un art spécifiquement féminin ? Ont-elles une vision différente que celle les hommes artistes à exprimer sur le monde ? Ont-elles une façon de créer différente ? La quête de l'égalité se brouille dans des questions qui font intervenir des valeurs universalistes et une dénonciation de la domination masculine : l'exigence d’une même capacité à créer face à la réalité d’un accès à l’art inégal ; la volonté d’une reconnaissance égale entre les artistes femmes et les artistes hommes face à la revendication d’une identité spécifique.

La question mise en évidence par le nouvel accrochage polémique à Beaubourg (voir notamment la pétition publiée dans Le Monde "La faiblesse de l’art") se pose de la même façon pour les arts plastiques que pour le cinéma. 

 

Un cinéma féminin?

Le dernier numéro de la revue Contre Bande est consacré au cinéma féminin français contemporain. Cette revue trimestrimelle est une publication du centre de recherches en esthétique cinématographique de l'université Paris-I ; chercheurs et doctorants y participent.

Daniel Serceau, dans sa contribution introductive largement interrogative questionne le "cinéma des femmes". Après avoir mis en lumière l’accroissement important du nombre de femmes réalisatrices, non plus cantonnées aux postes de maquilleuses ou de costumières, au cours des 50 dernières années, il se demande si l'accession des femmes à la mise en scène a bouleversé le cinéma dans son ensemble et dans quelle mesure il est légitime de parler de "cinéma féminin". Toute la question est de savoir dans quelle mesure il est misogyne de parler de cinéma féminin : le chercheur fustige le caractère sexiste de l'idée d'une essence féminine à l'oeuvre dans les films réalisés par les femmes.

Pour autant, une autre contribution propose un regard global sur la question du cinéma réalisé par les femmes en France aujourd'hui, en se situant hors de la perspective monographique du reste du numéro (articles sur les réalisatrices Noémie Lvovsky, Mariana Otero, Julie Bertucelli, Céline Sciamma ou Eléonore Faucher). L'auteur, Hélène Fleckinger, avance l'hypothèse selon laquelle l'expression de l'amour est une des caractéristiques d'un cinéma proprement féminin.

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1 commentaire

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manue

20/06/09 11:26
POLEMIQUE : LETTRE TYPE
Nous voudrions protester de la sous-représentation parmi les artistes présentés à l’exposition, d’artistes à mobilité réduite ou de petite taille, d’artistes dont les ascendants parlaient breton ou indo-européen couramment, d’artistes chauves ou hyperchevelus, d’artistes hermaphrodites ou dénués de sexe. Par ailleurs, l’absence totale d’informations dans le catalogue concernant les préférences sexuelles, la situation familiale, l’état du casier judiciaire, le niveau de revenu en KF annuel, le résultat du texte HIV, le nombre de personnes à charge et le nombre de doigt de pieds des artistes présentés nous laisse dans une obscurité totale quant à la réelle représentativité du peuple français au travers des artistes présentés. Par ailleurs, il s’agirait également d’interroger le choix du bâtiment, (pourquoi le choix d’une architecture extérieure du dix-neuvième pour présenter les œuvres du vingt-et-unième ?) , le choix classique et jacobin de la capitale administrative (pourquoi pas Ajaccio, Vichy, Saint-Pierre et Miquelon, Courchevel, Tahiti ou les locaux de l’ambassade de France à Melbourne ?), le choix d’une économie subventionnée pour soutenir la production artistique (pourquoi ne pas dépenser les mêmes sommes pour aider le marché à maintenir la valeur des stocks options dont le produit de la vente pourrait servir à acheter des œuvres d’art ?) et bien sûr l’oubli totale dans le catalogue de la mention des artistes de l’art rupestre dont les artistes consciemment ou inconsciemment se sont inspirés et dont les droits d’auteur aux ayants-droits (c’est-à-dire à peu près toute l’humanité si l’on se réfère aux dernières connaissances en matière de génétique) sont systématiquement négligés. Que la sociologie, la psychologie et l’ethnologie de l’art puissent nous ouvrir les yeux sur ces scandales, que diable !

http://myspace.com/manuelleyerly

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