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critique à nonfiction.fr

La phrase

On doit avoir très peur d'écrire. Ça n'est pas un acte naturel comme manger, ou faire l'amour. D'une certaine façon, c'est un acte contre nature. C'est dire à la nature qu'elle ne suffit pas, qu'il faut une autre réalité, l'imagination littéraire.

Carlos Fuentes, écrivain mexicain décédé hier à l'âge de 83 ans. 

Fondation Jean Jaurès

Fondation Jean Jaures

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Asger Jorn : le dessin comme laboratoire
[jeudi 11 juin 2009 - 16:00]
Histoire de l’art
Couverture ouvrage
Asger Jorn, oeuvres sur papier
Jonas Storsve, Troels Andersen, Dorte Kirkeby-Andersen
Éditeur : Centre Pompidou
182 pages / 37,05 € sur
Résumé : Ce catalogue d’exposition, consacré aux dessins d'Asger Jorn, dresse de lui un portrait intéressant mais qui laisse de côté l’analyse de son œuvre.
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Peinture, sculpture, gravure, collage, dessin, tissage… L’artiste danois Asger Jorn était un artiste complet. Né en 1914, cet adepte de l’art spontané multipliait les rencontres, à la fois avec les techniques et avec les personnes. On peut ainsi voir dans Asger Jorn, œuvres sur papier, catalogue de l’exposition qui était présentée jusqu’au 11 mai au Centre Pompidou : aquarelle, fusain et encre se mêlaient, sous l’influence d’un Miró, Munch ou Dubuffet. Un double métissage à l’image du mouvement CoBrA - dont Asger Jorn était un des fers de lance - et de son expérimentation permanente.

Dessins à l’encre de Chine auxquels de la gouache pulvérisée donne une véritable profondeur, traits au crayon croisés à la craie, à la plume et au pinceau… Les essais sont variés et laissent transparaître influences et expérimentations collectives. Dans le sillage de l’exposition que les musées royaux des Beaux-arts de Bruxelles consacraient fin 2008-début 2009 au mouvement CoBrA pour son 60e anniversaire, celle du Centre Pompidou mettait en valeur les expérimentations du groupe au travers de celles d’Asger Jorn. On goûtait ainsi à une époque artistique primordiale, des prémices du situationnisme et de Fluxus jusqu’aux affiches de Mai 68.

Expérimentations donc. Comme le souligne Jonas Storsve dans "Asger Jorn dessinateur", "le dessin sera le véritable laboratoire de son art. C’est sur le papier qu’il cherche des solutions d’abord pour ses peintures, plus tard également pour ses sculptures". Consacrer exposition et essai à cet aspect de l’œuvre d’Asger Jorn peut donc sembler indispensable à la compréhension de son travail hétéroclite. Cependant, l’analyse est ici précisément absente. Car s’il reproduit les 108 œuvres de l’exposition, le catalogue s’intéresse davantage à la vie d’Asger Jorn. Les contributions de Jonas Storsve, Dorte Kirkeby Andersen et Troels Andersen suivent le fil de la vie de l’artiste danois, s’arrêtant parfois sur les mêmes aspects.

Titre du livre : Asger Jorn, oeuvres sur papier
Auteur : Jonas Storsve, Troels Andersen, Dorte Kirkeby-Andersen
Éditeur : Centre Pompidou
Date de publication : 19/02/09
N° ISBN : 2070123529
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1 commentaire

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pikasso02

13/06/09 14:28
Le manque d'analyse des oeuvres est commun à presque toutes les expositions. Les critiques semblent ne plus avoir droit à la parole. Leur nombre réduit sans contradicteur ne permet pas de réfléchir sur les oeuvres proposées par les expositions. Chacun avec son goût est doté de la possibilité d'aimer ou non. C'est ainsi, et c'est selon moi, dommage et dommageable à l'avenir. Réduire Asger Jorn au dessin, c'est maigre! En ajoutant gestuel au mot dessin, et les dessins d'enfants de deux et trois ans nous approchons un peu plus le style des peintres du groupe COBRA. Le mimétisme du visible avec la "maladresse" du geste enfantin leur semblent suffisant pour créer une oeuvre. Nous n'avons pas en nousnotre histoire formatrice. Je ne crois pas que l'art puisse repartir de zéro. Ne pas tenir compte des découvertes du passé je pense à la couleur et vouloir s'exprimer avec les couleurs, comme un musicien choisit son instrument sans nier le solfège, c'est aller au hasard. Si les musiciens devaient inventer un instrument pour s'exprimer...Mais me direz-vous, l'art n'est pas interprétation. Je vous ajouterai alors, n'est plus interprétation. Picasso fut un interprète toute sa vie. Peu de gens l'accepte. Mon blog consacré à l'oeuvre de peintres interprètes le prouve. Picasso tient le premier rôle compte tenu des découvertes que j'ai faite sur son processus créatif. Mon blog: http://pikasso02.skyrock.com/ La confrontation d'images vous parlera mieux que ce laïus.

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