On doit avoir très peur d'écrire. Ça n'est pas un acte naturel comme manger, ou faire l'amour. D'une certaine façon, c'est un acte contre nature. C'est dire à la nature qu'elle ne suffit pas, qu'il faut une autre réalité, l'imagination littéraire. 
Carlos Fuentes, écrivain mexicain décédé hier à l'âge de 83 ans.

Objectif d’autant plus alléchant que, sur ces questions, le besoin se fait pressant de disposer d’un outil permettant de passer du discours circulant, presque banal qui inonde le citoyen ordinaire via les médias et la sphère politique, à une pensée scientifique proprement dite, qui éclaire le sens des termes eux-mêmes comme celui de "société de consommation ", révèle et identifie les interactions entre les processus sociaux, économiques et écologiques en cours, voire qui discute les solutions potentielles pour relever ces "défis" et approcher l’utopie du développement durable .
Mais, du sans doute à la forme choisie pour atteindre cet objectif, un ensemble de textes courts, souvent extraits d’articles, de livres et de rapports officiels et malgré deux lectures approfondies, l’ouvrage ne brille pas par sa capacité à rendre clair, démonstratif et cohérent le problème posé par son titre.
Pourtant l’idée d’en traiter par le moyen d’une sorte d’anthologie est séduisante car la question est complexe et surtout a suscité un grand nombre de points de vue qui sont loin d’être convergents. D’ailleurs les textes choisis – même s’ils sont de qualité inégale - sont souvent intéressants à étudier en eux-mêmes d’autant plus que certains d’entre eux, peu connus, ont fait l’objet d’une traduction par Elisabeth Lamothe qui les rend accessibles au lecteur peu familier de la littérature anglophone. Aussi, même si on aurait aimé trouver parmi ces extraits certains auteurs ou revues qui ont traité du développement durable en particulier sous l’angle de l’interdisciplinarité, on doit reconnaître que ce dossier constitue un ensemble de matériaux pertinents pour initier un état des lieux de la question et par conséquent pour en faire la base d’un enseignement de recherche comme d’un travail d’éducation civique.
Mais, en dépit de la qualité intrinsèque de la majorité de ces choix, ni l’avant propos, ni l’organisation d’ensemble des chapitres, ni les intertitres de la rédaction ne parviennent à atténuer l’impression d’ensemble, celle de fragments d’un puzzle difficile à reconstituer, n’apportant pas aisément la "culture scientifique" nécessaire pour comprendre comment affronter le tournant écologique et les défis à relever, pour atteindre ce but : œuvrer pour le changement social par la vulgarisation de savoirs scientifiques.
4 commentaires
FRancois01
Oui.... c est vrai ( la conclusion) .......mais c'est souvent comme ça dans les ouvrages en sciences humaines de la Documentation Française...........
Nicole Mathieu
FRankC
A la dernière page de cette description du livre, on ne sait toujours pas qui est cet Edwin Zaccaï !!!
Z