Rédacteur

Critique à nonfiction.fr

La phrase

On doit avoir très peur d'écrire. Ça n'est pas un acte naturel comme manger, ou faire l'amour. D'une certaine façon, c'est un acte contre nature. C'est dire à la nature qu'elle ne suffit pas, qu'il faut une autre réalité, l'imagination littéraire.

Carlos Fuentes, écrivain mexicain décédé hier à l'âge de 83 ans. 

Fondation Jean Jaurès

Fondation Jean Jaures

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CNL
Les juristes font-ils la loi ?
[mercredi 13 mai 2009 - 10:00]
Histoire
Couverture ouvrage
"Les juristes et la loi". Parlement(s), Revue d'histoire politique
Collectif
Éditeur : L'Harmattan
Résumé : Quand histoire du droit et histoire politique se rencontrent enfin.
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Les professionnels du droit se trouvent aujourd’hui dans une situation paradoxale à l’égard de la loi. Présents dans les hémicycles, associés à son écriture par l’intermédiaire du Conseil d’Etat ou de membres de cabinets ministériels souvent diplômés en droit, ils ressentent fréquemment la « passion légiférante » comme une forme d’agression ou de dévoiement de la loi. Le discours sur l’inflation normative n’est ainsi pas exempt d’ambiguïtés. Lancé par le rapport public du Conseil d’Etat en 1991, il a vite contaminé les argumentaires de campagnes électorales, notamment en 1995 et 2002. Rachel Vanneuville propose de replacer ce discours au cœur de la concurrence que se livrent les institutions qui écrivent la loi sous la Vème République. La défense de la sécurité juridique et de la qualité de la loi vaudrait comme étendard des juristes contre la logique « pragmatique, sectorielle et contingente  » des hommes politiques lorsqu’ils écrivent la loi. Elle permettrait également aux juges de renforcer leur « pouvoir socio-politique » et de légitimer leur intervention dans l’écriture de la loi au détriment du Parlement.

Trois articles consacrés respectivement au jurisconsulte Paul Jozon, à Léon Bourgeois et au solidarisme comme doctrine juridico-politique complètent ce beau numéro de la revue Parlement(s). C’est au prix de tels échanges entre historiens, juristes et politistes que pourrait être écrite cette histoire de l’Etat et de son administration qui manque cruellement à notre temps  .
 

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4 commentaires

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François Delpla

15/05/09 05:46
je faisais juste une remarque en passant : Blum s'élève d'autant mieux au niveau de la "compétence politique" qu'il dispose d'une large palette d'expériences et de connaissances. A celles que j'énumère il conviendrait d'ailleurs d'ajouter celles acquises dans les tribulations de son parti, internes et externes, union sacrée, congrès de Tours etc.

Ce qui ne veut pas dire que Vincent Le Grand aurait dû détailler tous ces points. Article important, assurément, et possible tournant dans la blumologie ! Je me jetterai dessus dès que j'aurai fini de m'acquitter de mes devoirs envers son compagnon de captivité (cf. article ci-contre "Mandel, un martyr républicain" et commentaires).
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Athanase

14/05/09 21:03
À mon sens, tout cela tombe sous le sens:)
Je veux juste dire que c'est comme cela qu'on devrait étudier le processus législatif, sauf à se tromper de méthode.
Blum est très connu des administrativistes, au point que certains ne sont pas certains qu'il s'agisse de l'homme d'Etat!
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David Valence

14/05/09 09:17
En effet!

Mais cette "autre vie" littéraire de Léon Blum est mieux connue, et depuis longtemps, les biographes de Blum (récemment Serge Berstein) ayant plus volontiers insisté sur la période "Revue blanche" et amis des écrivains/théâtreux que sur l'expérience au Conseil d'Etat. C'est pour ces raisons que l'article de Vincent Le Grand m'apparaît très "neuf".

Il reste beaucoup à faire et à écrire sur l'expérience de Blum au Conseil d'Etat et sur la manière dont il a contribué à définir la notion de "service public" dans le cadre de ses fonctions de Commissaire du Gouvernement à la section du contentieux.
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François Delpla

13/05/09 13:21
Intéressant !

Une remarque sur Léon Blum : normalien, essayiste, critique théâtral, il n'avait pas que des compétences juridiques.

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