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Critique à nonfiction.fr

La phrase

On doit avoir très peur d'écrire. Ça n'est pas un acte naturel comme manger, ou faire l'amour. D'une certaine façon, c'est un acte contre nature. C'est dire à la nature qu'elle ne suffit pas, qu'il faut une autre réalité, l'imagination littéraire.

Carlos Fuentes, écrivain mexicain décédé hier à l'âge de 83 ans. 

Fondation Jean Jaurès

Fondation Jean Jaures

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Le Jazz en images
[mercredi 15 avril 2009 - 10:00]
Musiques
Couverture ouvrage
Le Siècle du Jazz
Daniel Soutif
Éditeur : Skira-Flammarion
448 pages
Résumé : Les visiteurs de l’exposition proposée jusqu’à la mi-juin au musée du Quai Branly peuvent se reporter à l’important catalogue qui l’accompagne.
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De parts et d’autres de l’Atlantique, 1925 sera une année cruciale pendant laquelle de nombreux peintres s’empareront du phénomène tant musical que visuel. C’est l’année où, apprend-t-on, Arthur Dove réalise ses première peintures réalisées en écoutant les premiers disques de Jazz dont Rapsody in blue de Gershwin, qui sera aussi le nom d’un de ses tableaux. Stuart Davis, autre peintre américain qui fit, lui, le voyage à Paris, signe dans les années 1930, ses peintures dites "jazz", qui se caractérisent par l’emploi d’une écriture cursive et saccadée dans laquelle on décode des titres de l’époque. Mondrian, lui, fut témoin des débuts de la Revue Nègre, à Paris et resta ébranlé par l’énergie de Joséphine Baker. Cette fascination pour la danse laissera dans son œuvre des peintures, intitulées Fox-Trot en 1929, et des essais dont Jazz et néo-plasticisme où l’artiste hollandais tente de distinguer pour la première fois le rythme et la répétition. Fidèle au jazz, c’est à New-York dans les années 1940 que Mondrian, sous l’emprise de l’alors récent Boogie Woogie, signera l’une de ses œuvres majeures, Broadway Boogie Woogie, dont des études sont reproduites au catalogue.
 

D’autres artistes, révélés plus tard dans le catalogue, seront, eux aussi et de diverses manières, inspirés par le Jazz. David Hammons, Bruce Nauman... certains même signeront des pochettes de disques apportant de façon claire leur contribution à la création d’un univers visuel propre au Jazz (Joseph Albers, Andy Warhol..). C’est d’ailleurs l’ambition de deux essais qui ponctuent l’ouvrage que de raconter l’histoire de la naissance d’une esthétique Jazz trouvant naturellement son terrain d’expression sur les pochettes des disques.  Si les pochettes minimalistes de Reid Miles pour le label Blue Note dans les années 1960 sont relativement connues et souvent associées à « une esthétique jazz » on découvrira avec surprise le travail de certains de ces prédécesseurs tels Alex Steinweiss qui fut le premier graphiste à se consacrer, dès 1939, à la pochette de disque de jazz, puis Jim Flora qui développaient, tous deux, des formes libres usant de couleurs chatoyantes et d’une typographie souvent peinte comme le reste de la pochette.
 

Là encore, la curiosité et la précision préside à l’extraordinaire inventaire des influences du jazz sur notre culture du XXème siècle. Aucun « recoin » n’est oublié, du cinéma à la littérature, de l’affiche à la photographie et l’art… Le jazz aura donc imprimé son empreinte de liberté à de nombreux domaines et aura aussi stimulé de nombreuses collections. En effet, autre singularité de ce catalogue, la parole est donnée à deux collectionneurs, passionnés de ce genre musical et des objets alentours dont ils expliquent le patient et savant rassemblement. On y voit ainsi l’indication que le jazz, s’il a marqué le cours de l’histoire culturelle, aura aussi déterminé le cours de la vie d’hommes passionnés.
 

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2 commentaires

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quesner

18/04/09 15:25
excellente description de l'ouvrage qui de fait à un aspect plus didactique et culturel que l'exposition ou le néophite aura du mal à se retrouver.....L'ouvrage à cela d'interessant qu'il montre que le jazz n'est pas qu'une forme musical mais egalement "une façon d'être"
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Déçue

16/04/09 13:38
La chronique montre que vous avez bien lu l'ouvrage, maintenant, un avis aurait été nécessaire sur l'exposition, foutraque et inintéressante, quelques affiches, des pochettes de disques, rien de bien pertinent; Surtout, aucun recul sur cet art, donné en patûre aux moutons spectateurs qui se pressent matraqués par la publicité réalisée autour de cette expo. Cette exposition est tout ce que n'est pas le jazz, justement. Et c'est bien dommage...

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