Rédacteur

Critique à nonfiction.fr

La phrase

On doit avoir très peur d'écrire. Ça n'est pas un acte naturel comme manger, ou faire l'amour. D'une certaine façon, c'est un acte contre nature. C'est dire à la nature qu'elle ne suffit pas, qu'il faut une autre réalité, l'imagination littéraire.

Carlos Fuentes, écrivain mexicain décédé hier à l'âge de 83 ans. 

Fondation Jean Jaurès

Fondation Jean Jaures

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CNL
Qui est l'intellectuel d’aujourd’hui ?
[mercredi 15 avril 2009 - 10:00]
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Les Actes de la recherche en sciences sociales proposent dans leur dernière livraison une réflexion sur l’engagement des intellectuels aujourd'hui. Le numéro collectif est coordonné par Frédérique Matonti, professeure de sciences politiques, spécialisée dans l'histoire sociale des idées politiques et Gisèle Sapiro, sociologue, spécialiste de la littérature du XIXe siècle.

Ce numéro des Actes adopte un point de vue sociologique (distingué de celui des sciences politiques ou de l’histoire), explicitement dans la lignée de Bourdieu, qui a par ailleurs fondé la revue, pour proposer de "nouvelles perspectives", en réfléchissant sur "les transformations des modes d’intervention politique des intellectuels depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale". L’engagement de l’intellectuel - le créateur ou scientifique qui sort de sa "tour d’ivoire" pour "reproduire le geste fondateur du J’accuse..." selon Gisèle Sapiro et Frédérique Matonti - est expliqué selon ce mode d’appréhension par la position des intellectuels au sein de leur espace professionnel respectif, ou "en contexte".

 

Quelles "nouvelles perspectives"?

La revue propose de façon séduisante d’explorer des pistes peu "balisées" : elle scrute une période différente de celle, canonique, des "années Dreyfus", et ausculte des professions habituellement mises de côté dans l'étude des intellectuels. À côté des artistes créateurs sont considérés chercheurs en sciences sociales et biologistes. Sébastien Lemerle analyse par exemple dans sa contribution "Les habits neufs du biologisme en France" la production de nouvelles valeurs par le "savant", notamment concernant le débat sur la génétique ou les neurosciences.

Le rôle du traducteur, ce médiateur fondamental pour la circulation mondiale des idées, est aussi examiné, accréditant l'idée selon laquelle la pensée ne voyage qu'en contexte. Frédérique Matonti aborde dans ce sens la réception en France des formalistes russes, à l’origine de la linguistique structurale, mais surtout au cœur d'une réception politique participant des luttes communistes. Le rôle de la traduction est aussi évalué à travers une comparaison entre les traductions en France de John Rawls et d'Amartya Sen, qui infléchissent la portée politique des deux œuvres (contribution de Mathieu Hauchecorne : "Le "professeur Rawls" et le "Nobel des pauvres". La politisation différenciée des théories de la justice de John Rawls et d’Amartya Sen dans les années 1990 en France").

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9 commentaires

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zorro

19/05/09 22:20
de toute facon c'est la crise, alors ...
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zorro

19/05/09 22:19
peut-être eric naulleau ... ou pire : zemmour ?
lol
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john

12/05/09 19:40
personne, c'est bien le problème !
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zorro

12/05/09 14:31
bla bla
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ghislainhammer

18/04/09 00:54
C'est moi !

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