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Critique à nonfiction.fr

La phrase

On parle souvent des victimes directes des printemps arabes mais rarement des 2000 morts migrants, tués par non-assistance à personne en danger qui, abandonnés par l’Europe, se sont échoués dans des conditions épouvantables. L’Union européenne a fait des printemps arabes une tragédie qui a été celle des migrants tragiquement noyés, dont les oppresseurs ne sont ni Moubarak, ni Ben Ali mais les responsables européens.

Bertrand Badie, sur nonfiction.fr, le 31 janvier 2012. 

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Hommage : écouter le poète érudit Henri Meschonnic
[lundi 13 avril 2009 - 15:00]

Henri Meschonnic, linguiste, poète et traducteur, est mort le 8 avril à 76 ans. Plusieurs témoignages d'estime sont rendus dans les médias à cet artiste penseur qui a marqué la vie intellectuelle du siècle : Il fut successivement ou à la fois professeur à l’université Paris-VIII Vincennes depuis sa création,  traducteur de la Bible (Les Cinq Rouleaux : Le Chant des chants, Ruth, Comme ou les Lamentations, Paroles du sage, Esther - Gallimard, 1970), président du Centre national du Livre, auteur de nombreux essais, poète, à qui divers prix ont été décernés (Dédicaces proverbes, Gallimard, prix Max Jacob, 1972, Voyageurs de la voix, Verdier, prix Mallarmé, 1986, Et la terre coule, Arfuyen, Prix de littérature francophone Jean Arp, 2006). Depuis les années 1970, son œuvre mêle singulièrement la création poétique, la théorie littéraire et la pensée philosophique, car elle tourne autour du langage et du rythme dans toutes leurs implications : du spéculatif au politique (un de ses ouvrages majeurs, Critique du rythme, Anthropologie historique du langage, paru en 1982, vient d'être réédité en poche chez Verdier).

France culture permet de réécouter sa voix, par la rediffusion aujourd'hui  d’une émission de Tout Arrive consacrée entre autres à son ouvrage Le nom de notre ignorance, la Dame d'Auxerre (Laurence Teper, octobre 2006). Henri Meschonnic revient dans cet entretien avec Michel Onfray sur ses combats : sa haine de Heidegger, "grand nazi et petit penseur", sa théorie du langage et de la construction des identités, sa conception de l’art, selon laquelle c’est le poème qui fait le poète, et non l’inverse.

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2 commentaires

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sepid

22/10/11 17:40
la theorie de meschonnnic
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ghislainhammer

18/04/09 00:56
sympa le poète, et dire que personne ne m'écoute...

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