Histoire
Georges Mandel. L'homme qu'on attendait
Jean-Noël Jeanneney
Éditeur : Tallandier
Histoire
Qui a tué Georges Mandel ?
François Delpla
Éditeur : L'Archipel
Un grand destin passa près de Mandel, le frôla, l’enlaça, puis lui échappa. Et l’esprit du lecteur de revenir à cette heure où le fanatisme de ceux qui se savaient vaincus exigea le sang du « Juif Mandel ». Les voitures des miliciens se garèrent devant la Santé, ce 7 juillet 1944. L’ancien ministre, comme l’écrit son compagnon d’infortune Léon Blum, devina ce qui l’attendait. Le piège se refermait, le sort se décidait. On rapproche alors en pensée Georges Mandel du Jérémie des
Lamentations. Avec lui, l’ancien ministre pouvait se redire ces mots terribles : « L’Eternel a été pour moi comme un ours en embuscade, comme un lion aux aguets. Il m’a emporté loin du chemin pour me déchirer. Il m’a laissé dans l’abandon »
34 commentaires
François Delpla
Les fanatiques de l'interprétation fonctionnaliste du Troisième Reich se font prendre, sur cette question de la mort de Mandel, en flagrant délit d'ignorance satisfaite. A force de me reprocher essentiellement d'être le premier à affirmer ce que j'affirme, ils semblent (c'est aussi le cas de Frank Schwab, de la FNDIRP, et de sa direction qui pour l'instant le couvre) tenir les bêlements des moutons de Panurge pour le critère essentiel de la vérité. A force de m'accuser de manquer de modestie, ils donnent l'impression que pour eux la qualité première de l'historien n'est pas la rigueur, mais bien la révérence envers les vérités sacrées et leurs officiants.
Cette impudente ignorance est également bien imprudente, car s'il y a au moins dans ce dossier une évidence, c'est la fausseté radicale de tout ce qui avait été écrit auparavant. Y compris, dût ma proverbiale vanité souffrir de cet aveu, par moi-même.
François Delpla
Je ne lis certes pas, quant à moi, les critiques négative ou positives de ce "Mandel" en diagonale, car je trouve que toutes autant qu'elles sont elles posent des questions passionnantes.
Cependant je dois avouer que la portée du passage ci-dessus m'avait jusqu'ici échappé et qu'une nouvelle lecture, faite à l'occasion de la transcription de notre débat sur mon site http://www.delpla.org/article.php3?id_article=409 , m'en a fait goûter tout le sel.
Ainsi, la qualité première de l'historien ne serait plus la justesse, mais la modestie !
François Delpla
"Je ne vois pas pourquoi nous devrions avoir toujours tous les handicaps du gentleman tandis qu’eux auraient tous les avantages du malfaiteur. Il y a des cas où il doit en être ainsi, mais pas dans celui-ci. "
cf. http://www.delpla.org/article.php3?id_article=48
Eh bien je vais en user ainsi avec David Valence.
Pour l'instant, il a cherché à discréditer mon travail uniquement à coups d'arguments d'autorité : il ne dit rien de mon livre, sinon qu'il est innovant, d'un air de dire que puisque je dis des choses différentes de mes devanciers c'est que je suis un insupportable vantard qui croit avoir touché la Lune alors qu'elle est juste au bout de son doigt.
L'une des affirmations qu'il répète en boucle est la rareté des critiques -au nom de laquelle je devrais le remercier de l'existence de la sienne, et tendre la joue gauche !- et leur caractère entièrement négatif.
Manque de chance : qu'il aille un peu ouvrir "Historiens et géographes" qui vient de paraître et lire ce que dit Ralph Schor, qui n'est pas absolument incompétent sur la période!
Le complot universitaire que, dans une impatience vaticinante, Valence prétend que je vais certainement invoquer, serait-il en train de tourner, non pas en ma faveur, mais en faveur de Clio et de son très dévoué serviteur ?
PS.- Qu'il soit bien entendu que je n'ai évoqué une critique favorable qu'à titre exceptionnel, pour des raisons de légitime défense, et que ce ne soit pas le prétexte d'un nouveau déferlement d'arguments d'autorité !
François Delpla
Mais il semble que David ait un problème dans les aigus !
Daniel
Décidément, tout est bon, même le pire, pour s’accrocher à une critique de livre de toute évidence bâclée.