Rédacteur

Critique à nonfiction.fr

La phrase

On doit avoir très peur d'écrire. Ça n'est pas un acte naturel comme manger, ou faire l'amour. D'une certaine façon, c'est un acte contre nature. C'est dire à la nature qu'elle ne suffit pas, qu'il faut une autre réalité, l'imagination littéraire.

Carlos Fuentes, écrivain mexicain décédé hier à l'âge de 83 ans. 

Fondation Jean Jaurès

Fondation Jean Jaures

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CNL
L'histoire du Mexique de l'ère précolombienne à Calderón
[samedi 14 mars 2009 - 14:00]
Histoire
Couverture ouvrage
Histoire du Mexique
Brian R. Hamnet
Éditeur : Perrin
380 pages / 21,38 € sur
Résumé : Un panorama complet de l'histoire mexicaine, aussi fouillé que divertissant.
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La période coloniale hispanique est ensuite revisitée autour de trois axes principaux : la conquête, la colonisation et la christianisation. Cette période, qui commença avec la conquête en 1519 et s’acheva par la chute de la vice-royauté de Nouvelle-Espagne en 1821, fut celle de l’enracinement d’une culture catholique, européenne à l’origine mais finalement métissée grâce à la survie de pratiques religieuses indiennes.

Commença ensuite une quatrième période pendant laquelle le Mexique tenta de trouver un équilibre institutionnel entre un modèle centralisé et un autre davantage fondé sur le pouvoir des gouverneurs. Les premiers pas du Mexique indépendant furent difficiles, marqués par une guerre traumatisante contre les États-Unis (1846-1848) à l’issue de laquelle il perdit la Haute-Californie et le Nouveau-Mexique, puis par l’équipée lamentable du corps expéditionnaire français chargé d’installer Maximilien de Habsbourg.

Bon gré, mal gré, le Mexique trouva les ressources suffisantes pour développer son économie en développant les chemins de fer puis en intensifiant l’exploitation des ressources pétrolières. De 1940 à 2000, le Parti institutionnel révolutionnaire (PRI) domina la vie politique du pays. La vie économique et sociale du pays oscilla au rythme de l’évolution des cours du pétrole, principale ressource du pays.

L’élection de Vicente Fox en 2000 marqua l’ouverture politique du pays sans pour autant que les trois préoccupations majeures, l’économie, la répartition des richesses et la place de l’Église, soit réglées.

Enfin, l’auteur invite à revisiter l’histoire récente du Mexique à travers sa littérature et son cinéma. Invitation d’autant plus séduisante à l’occasion du salon du livre, qu’elle permet de voir comment une société si mal connue a su saisir le vent de la modernité sans rien perdre de son originalité et de son histoire. En ces temps de morosité, lire ce livre est finalement très plaisant….
 

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