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Il vaut mieux que ce soit le corps français traditionnel qui se sente responsable de l'accueil de tous nos compatriotes. 
Gérard Longuet, à propos de l'éventuelle nomination de Malek Boutih à la tête de la Halde, 10 mars 2010.
Dans le cadre de la journée internationale de la langue maternelle, l’UNESCO a publié la semaine dernière un Atlas des langues en danger dans le monde. Cette initiative, engagée depuis 1996, fait état de l’évolution de la situation linguistique mondiale et recense un total de plus de 6 000 langues parlées sur la planète. Parmi celles-ci, 2 500 seraient menacées, avec différents degrés de vitalité.
Les critères de l’UNESCO reposent principalement sur l’état de la transmission d’une génération à l’autre. On parle par exemple de "langue en danger" lorsque celle-ci n’est plus apprise par les enfants comme langue maternelle à la maison. D’autres langues sont aussi considérées comme "sérieusement en danger" voire "en situation critique", lorsque les derniers qui la maîtrisent sont les parents ou grands-parents, sans pour autant la parler. Enfin, 220 langues se seraient éteintes depuis 1950 par la disparition des derniers locuteurs.
Un doctorant en socio-linguistique, publié sur le site Mediapart, voit dans la démarche de l’UNESCO un mouvement à la fois "scientifique et militant" malgré certaines limites. Plusieurs questions se posent en effet : comment parler de langue morte alors que certaines sont encore enseignées et parlées par certains groupes ? Le texte pointe également la difficulté du recensement du nombre de langues existantes, tout comme celle de la représentation de ce phénomène complexe par un planisphère, même si celui-ci se veut interactif et réactif![]()
1 commentaire
Orvoa
Faut-il rappeler qu'une langue comme le breton, comme d'autres langues minoritaires, est en danger en autre par la "politique linguistique" de l'Etat français ?
Les langues minoritaires dominées ne peuvent être sauvées que quand une politique appropriée est mise en place pour cela. L'Etat français bien loin de mettre en place cette politique (sauf pour le français !) est le principal obstacle à la sauvegarde de ces langues.
L'Etat français, et pratiquement l'ensemble des "élites", journalistes, etc