Rédacteur

Critique à nonfiction.fr

La phrase

On doit avoir très peur d'écrire. Ça n'est pas un acte naturel comme manger, ou faire l'amour. D'une certaine façon, c'est un acte contre nature. C'est dire à la nature qu'elle ne suffit pas, qu'il faut une autre réalité, l'imagination littéraire.

Carlos Fuentes, écrivain mexicain décédé hier à l'âge de 83 ans. 

Fondation Jean Jaurès

Fondation Jean Jaures

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L’abolition de la double peine judiciaire n’a pas eu lieu
[lundi 16 février 2009 - 10:00]
Justice
Couverture ouvrage
La double peine judiciaire, l'interdiction du territoire français
Collectif
Éditeur : GISTI
68 pages
Résumé : La double peine judiciaire n’a pas disparu. Le GISTI publie un cahier juridique pour mieux la comprendre et la combattre.
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La double peine judiciaire a-t’elle discrètement fait son retour ? Plutôt, admettra-t-on qu’elle n’avait jamais disparu.
À la veille de la promulgation d’une loi du 26 novembre 2003, le ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy annonçait en grande pompe la suppression de "la double peine judiciaire". L’idée fit florès. Cette abolition semblait être la concrétisation d’une revendication ancienne vigoureusement clamée à l’occasion d’une campagne menée par des associations et des intellectuels. Le GISTI (Groupement d’information et de soutien des immigrés), association d’assistance juridique auprès des immigrés et d’expertise en droit des étrangers, aborde de nouveau, dans un cahier juridique, le thème de la double peine judiciaire et nous montre l’actualité de cette problématique.


Les faux adieux de la double peine judiciaire

Assurément, pour peu que l’on s’attarde sur de nombreuses dispositions du code pénal et du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, on observera que l’interdiction du territoire français (ITF), aussi appelée "double peine judiciaire", apparaît toujours comme l’une des peines pouvant être prononcées par le juge pénal, à l’encontre d’un étranger condamné pour des faits délictuels ou criminels. L’ITF sera ordinairement le complément d’une peine principale prise par les juridictions répressives (tribunaux correctionnels et cours d’assises). Par exécution d’une interdiction du territoire français, le condamné sera reconduit à la frontière (articles L. 555-1 à L. 551-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile).

Sans supprimer véritablement cette double peine judiciaire, la loi du 26 novembre 2003 n’aurait fait, selon le GISTI, que faiblement brider le dispositif. Pire, une loi postérieure en 2006 aurait discrètement durci le régime.


Punir et bannir

Les rédacteurs du cahier notent l’inquiétante expansion de la double peine judiciaire. À l’origine, l’ITF pouvait être le complément d’un nombre très faible d’infractions telles que l’atteinte au crédit de l’État ou les délits liés au trafic de stupéfiants. Aujourd’hui, plus d’une centaine infractions peuvent voir leur sanction assortie d’une interdiction de quitter le territoire français.

Lorsque l’interdiction du territoire français est la peine complémentaire et que celle-ci ne peut plus faire l’objet de recours, elle sera exécutée à la fin de la peine de prison purgée par le condamné. Aussitôt libre, le condamné titulaire d’un titre de séjour se le verra retirer ; il sera alors reconduit à la frontière. De manière moins courante, l’ITF peut être la peine principale. Dans ce dernier cas, l’interdiction du territoire français peut être exécutée dès le jour de son prononcé par le juge pénal. Cette peine de "bannissement" est applicable à toutes les catégories d’étrangers, y compris les réfugiés.

Les rédacteurs du cahier nous apprennent que les garanties entourant l’application de l’interdiction judiciaire de territoire français demeurent trop minces, sinon insuffisantes. La loi de 2003, censée renforcer les garanties, n’a, semble-t-il, pas rempli son rôle.

Titre du livre : La double peine judiciaire, l'interdiction du territoire français
Auteur : Collectif
Éditeur : GISTI
Date de publication : 13/02/09
N° ISBN : 2-914132-63-8
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8 commentaires

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FRED DE MARSEILLE

18/03/12 20:32
j'ai ete condamne en 1985 expulse en1988 revenu en france la meme annee .ma premiere requete de relevement en1992 aete accepte mais le procureur a fait appel depuis plusieurs requete depose et aucune n'a aboutie.en 2005 on m'a accorder une assignation avec droit au travail j'ai pu travailler et monter ma propre entreprise et en 2010 j'ai redeposer une autr requete mais malhereusement rejete.et voila que je repart enconre dans la clandistinite je rappelle que je suis arrive en france en 1974 j'etais age de12ans toute ma famille sont francais mon epouse et mes trois enfants egalement.
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retouralakamikas

30/03/11 19:35
dans la vie on fais certaine erreurs sans trop penser aux conséquence familiale c est pourquoi la double peine et totalement injuste mais surtout inéfficasse,la preuve me voila de nouveau ici en france
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retouralakamikas

30/03/11 19:28
j ai moi meme subit cette double peine,apres avoir ete condamner injustement a trois ans de prison;apres avoir fini ma peine pratiquement jusqu au bout j ai eu la désagreable surprisse de trouver la police devant le greffe est j ai ete dessuite transferer au port de marseille pour etre mis dans le 1er bateau a destination de la tunisie,bref apres deux années a essayer de revenir legalement,j ai vite compris que je ne devais compter que sur moi meme.je suis donc revenu dans un raffiot tout pourris jusqu a lampadousa une ile italienne puis rejoind par train mon pays la france.aujourd hiut je suis regulariser apres une bataille juridique de presque dix ans.courage a vous
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retouralakamikas

30/03/11 19:28
j ai moi meme subit cette double peine,apres avoir ete condamner injustement a trois ans de prison;apres avoir fini ma peine pratiquement jusqu au bout j ai eu la désagreable surprisse de trouver la police devant le greffe est j ai ete dessuite transferer au port de marseille pour etre mis dans le 1er bateau a destination de la tunisie,bref apres deux années a essayer de revenir legalement,j ai vite compris que je ne devais compter que sur moi meme.je suis donc revenu dans un raffiot tout pourris jusqu a lampadousa une ile italienne puis rejoind par train mon pays la france.aujourd hiut je suis regulariser apres une bataille juridique de presque dix ans.courage a vous
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mario

26/04/10 13:22
bravo la france, je suis roumain, donc cytoen europeean, mais afin de finir ma peine de 18 mois en prison j etait expulse avec un titre definitive, car j na pas tue personne ni viole ou trfic de drogue seulement pour un recel de vol en plus l etat francais il a saise 15 000 EURO, n est pas trop de paine a la france? vive la comunaute europeenne

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