Rédacteur

La phrase

On doit avoir très peur d'écrire. Ça n'est pas un acte naturel comme manger, ou faire l'amour. D'une certaine façon, c'est un acte contre nature. C'est dire à la nature qu'elle ne suffit pas, qu'il faut une autre réalité, l'imagination littéraire.

Carlos Fuentes, écrivain mexicain décédé hier à l'âge de 83 ans. 

Fondation Jean Jaurès

Fondation Jean Jaures

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L'Arctique, région de richesses et de tensions
[mardi 27 janvier 2009 - 16:00]
Environnement et développement durable
Couverture ouvrage
La Bataille du Grand Nord a commencé
Richard Labévière, François Thual
Éditeur : Perrin
248 pages / 17,10 € sur
Résumé : Une revue de tous les enjeux écologiques, socio-économiques, et géopolitiques dans les régions arctiques. Indispensable.
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Les prochaines décennies seront certainement marquées par un durcissement des tensions internationales autour de l’Arctique, avec le poids des investissements économiques américains, les revendications de souveraineté du Canada et la volonté de la Russie de montrer sa puissance. Zone peu peuplée, l’Arctique est une zone dont l’environnement est particulièrement vulnérable, vis à vis de la surpêche ou de la pollution. De plus, la sécurisation des routes maritimes reste à construire. Au-delà des "propriétaires", l’Union européenne, le Japon, la Chine, et les organisations non gouvernementales ajoutent leurs préoccupations et leurs intérêts à ce "mille-feuille stratégique".  Quelle sera la réalité ? Les auteurs envisagent les scénarios d’une nouvelle guerre froide, d’un espace communautaire intégré, sur le modèle de l’Union européenne, mais considèrent comme plus probable une main-mise américaine sur l’océan Arctique. Richard Larivière et François Thual dénoncent le "business plan" de géants militaires, pétroliers, industriels et commerçants, qui, sous couvert de développement durable et de sécurisation, veulent s’approprier les richesses de l’Arctique. Ils soulignent que l’approche démocratique peut être un contrepoids solide et plaident pour une implication forte de la France et de l’Union européenne dans la coopération culturelle, scientifique, maritime, avec le Groenland.


Les prochaines années seront critiques pour les négociations climatiques – les auteurs rappellent que c’est le Danemark qui pilotera la conférence de Copenhague en 2009 – et pour la géopolitique de l’Arctique. Pour ne pas tomber dans l’impérialisme et le rapport de forces, Richard Larivière et François Thual plaident pour un "pari polaire", par la construction d’un espace de coopération : l’apport de la construction européenne à la mondialisation n’est-il pas la coopération plutôt que la démonstration de force ?.
 

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