On doit avoir très peur d'écrire. Ça n'est pas un acte naturel comme manger, ou faire l'amour. D'une certaine façon, c'est un acte contre nature. C'est dire à la nature qu'elle ne suffit pas, qu'il faut une autre réalité, l'imagination littéraire. 
Carlos Fuentes, écrivain mexicain décédé hier à l'âge de 83 ans.

La langue est également un élément fondamental de l'identité des colons français installés au Canada. La grande majorité des émigrants venant de l'Ouest et de l'Ile de France, c'est le parler ce cette région qui s'impose agrémenté de termes indiens. En visite à Québec en 1720 le jésuite Charlevoix remarque ainsi dans son Journal "nulle part ailleurs on ne parle plus purement notre langue. On ne remarque même ici aucun accent". Catholicisme et langue française formeront la base d'une identité spécifique que les Canadiens français réussiront à maintenir sous domination anglaise après la chute de Québec en 1759 et de Montréal en 1760.
Avec cet ouvrage, Raymonde Litalien nous offre une initiation à un pan de l'histoire largement sorti de nos manuels d'histoire. Descriptif et peu analytique, le livre aiguise souvent notre curiosité en nous laissant parfois sur notre faim. Heureusement, la bibliographie relativement fournie pour un ouvrage grand public nous offre des pistes pour assouvir cet appétit.
Québec, capitale de la Nouvelle France permettra d'occuper agréablement un vol Paris-Montréal à moins qu'en ces temps de crise il ne s'agisse que d'un aller-retour à Saint-Malo![]()
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