Rédacteur

Critique à nonfiction.fr

La phrase

On doit avoir très peur d'écrire. Ça n'est pas un acte naturel comme manger, ou faire l'amour. D'une certaine façon, c'est un acte contre nature. C'est dire à la nature qu'elle ne suffit pas, qu'il faut une autre réalité, l'imagination littéraire.

Carlos Fuentes, écrivain mexicain décédé hier à l'âge de 83 ans. 

Fondation Jean Jaurès

Fondation Jean Jaures

C N L

CNL
L’égout de la République
[mardi 06 janvier 2009 - 09:00]
Essais politiques
Couverture ouvrage
Le cabinet noir. Au coeur du système Yves Bertrand
Guy Birenbaum
Éditeur : Les Arènes
230 pages / 17,58 € sur
Résumé : Un livre dévoilant mille vilennies au coeur de la Chiraquie. Pari réussi !
Page  1  2  3 

Il y a deux ans, Guy Birenbaum se présentait comme un "blogueur en déroute, éditeur à la rue, universitaire en disponibilité" . Mais l'animal a repris du poil de la bête et sort un livre qui devrait connaître un joli succès en librairie. Son précédent bouquin, Nos délits d'initiés. Mes soupçons de citoyen (Stock, 2003), s'est vendu à plus de 70 000 exemplaires.

Le cabinet noir connaitra-t-il un tel succès ? On peut en douter, car les révélations sont moins croustillantes pour le grand public. On peut le penser, car Guy Birenbaum a désormais une belle notoriété... Et un plan médias réglé comme du papier à musique : teasing sur son blog Plage privée de Guy Birenbaum, mise en ligne du site web La rumeur de la ville, création d'un compte Facebook , nombreux passages dans la presse...

L'éditeur-chroniqueur gouailleur connaît son job, et charité bien ordonnée commence par soi-même. Après avoir fait des coups médiatiques en publiant des livres aussi retentissants que celui du juge Éric Halphen , d'Arnaud Montebourg  ou de Claude Ribbe , il fallait lever un gros lièvre pour jeter un pavé dans la mare. L'actualité lui aura servi de complice bienveillante.

 

L'égout des autres

La nature aimant les clins d'œil, c'est un succès littéraire qui permet à Guy Birenbaum d'en engendrer un autre : l'œuvre désormais fameuse du commissaire Yves Bertrand ! Quoique dépourvu de titre, cet "ouvrage" de 2000 pages a bénéficié de nombreuses recensions, dont la plus amusante fut sans doute celle de François Reynaert dans le Nouvel Observateur .

En substance, les cahiers de celui qui dirigea les Renseignements généraux pendant une douzaine d'années sont un condensé d'informations réelles ou inventées, parfois farfelues ou inutiles, sur la vie des hommes politiques. On y apprendrait par exemple que Lionel Jospin "aurait acheté un pantalon rose" dans les années 70 .

Mais le tourbillon médiatique de l'affaire "Clearstream" offre une occasion en or à Guy Birenbaum, qui avait renoncé à ce projet deux ans plus tôt. Raconter par le menu comment Yves Bertrand intoxiquait éditeurs et journalistes pour le service du "clan" Chirac. Objectifs : liquider les adversaires personnels et politiques du gang de Corrèze. À savoir Lionel Jospin en son temps, puis Nicolas Sarkozy...

Titre du livre : Le cabinet noir. Au coeur du système Yves Bertrand
Auteur : Guy Birenbaum
Éditeur : Les Arènes
Date de publication : 04/12/08
N° ISBN : 2352040639
Page  1  2  3 
Commenter Envoyer à un ami imprimer Charte déontologique / Disclaimer digg delicious Creative Commons Licence Logo

5 commentaires

Avatar

la rédaction

09/01/09 17:42
Nos critiques visent à rendre compte d'un ouvrage et non à "copiner". Lorsque nous avons un quelconque lien avec l'auteur du livre traité, sachez que nous le spécifions en accompagnant l'article d'un disclaimer.
Cordialement
Avatar

Nanoo

08/01/09 15:43
Bien sûr que c'est du copinage : le show-business est une grande famille où tout le monde s'aime... Par contre, je ne vois pas ce que signifie "vous dîtes c'est le meillerur , pas terrible , pas dirimant" ni ou est la pertinence de la comparaison avec Jack London, qui écrivait des nouvelles et des romans...
Avatar

BOAZ

07/01/09 23:33
BIRENBAUM est pour le moins controversé , votre papier sent " le copinage " , vous dîtes c'est le meillerur , pas terrible , pas dirimant , on est loin d'albert londres ou de jack london
Avatar

La Rédaction

07/01/09 10:04
Effectivement. Mille excuses pour cette coquille.
Avatar

Paulo

06/01/09 22:43
mille est invariable.

Déposez un commentaire

Pour déposer un commentaire : Cliquez ici