Rédacteur

Critique à nonfiction.fr

La phrase

On doit avoir très peur d'écrire. Ça n'est pas un acte naturel comme manger, ou faire l'amour. D'une certaine façon, c'est un acte contre nature. C'est dire à la nature qu'elle ne suffit pas, qu'il faut une autre réalité, l'imagination littéraire.

Carlos Fuentes, écrivain mexicain décédé hier à l'âge de 83 ans. 

Fondation Jean Jaurès

Fondation Jean Jaures

C N L

CNL
Dans le sens
[lundi 05 janvier 2009 - 18:00]
Littérature
Couverture ouvrage
Vivre le sens
Centre Roland Barthes
Éditeur : Seuil
182 pages / 19 € sur
Résumé : Cinq interventions autour de la question du sens, entre écriture, visions personnelles et approches théoriques. Un beau mélange de réflexions contemporaines.
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On le voit après le résumé de ces cinq interventions, Vivre le sens est un patchwork de travaux très différents, dans leurs styles et leurs approches, qui s’ils ne sont pas à proprement parler "barthésiens", ont en commun leur esprit de recherche. On pourrait parler de passion du sens, qui offre à leurs travaux un espace subjectif suivant le fil du désir, sans perdre la ligne critique. Cela fait écho à un fragment barthésien, "L’instrument subtil" : "Programme d’une avant-garde : “Le monde est à coup sûr sorti de ses gonds, seuls des mouvements violents peuvent tout réemboîter. Mais il se peut que, parmi les instruments servant à cela, il y en ait un petit, fragile, qui réclame qu’on le manipule avec légèreté” (Brecht, L’Achat du cuivre)." (Roland Barthes, Roland Barthes par Roland Barthes)

 

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1 commentaire

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victor yerly

20/11/10 15:36
Quelque chose de profondément stupide : de l’origine d’un malentendu.
Nous survolions debout dans un supermarché culturel un ouvrage présenté en tête de gondole et présentant les fragments de poésies et d’écrits de mademoiselle marylin Monroe et de ne parvenir à nous empêcher d’y voir l’aspect grotesque de l’entreprise. Loin de n’y trouver les textes (rien que les textes) afin de nous y confronter, nous y trouvions des photographies avec des légendes telles que « Marylin regardant une statue de Degas », ou « Marylin lisant Tolstoï » ou « Marylin lisant Joyce » que nous trouvions pour le moins ambigüe (nous ne souvenons pas avoir vu des légendes comme « Camus lisant Tolstoï » ou « Louis Jouvet regardant une statue de Degas » ou « Marguerite Duras lisant Joyce » mais il se peut que nous nous trompions). Nous y trouvions également les photographies des écritures manuscrites avec tous les détails (« écrit sur le papier toilette de l’hotel Hilton », etc..), détails qui en règle général n’intéressent que les fétichistes et/ou les chercheurs, rarement les lecteurs d’une première édition de textes (rien que les textes) . Bref, tout cet appareil nullement critique nous semblait destiné soit à noyer le poisson de l’inintérêt des textes (les textes rien que les textes) soit à promouvoir un joli objet indigeste cadeau de noël "çà fait toujours plaisir".
Puis nous imaginâmes la parution des cahiers de Rocco Zifredi avec quelques photos légendées ( Rocco Ziffredi regardant une statue de Rodin, Rocco Ziffredi regardant une piéta, Rocco Ziffredi lisant saint Augustin) et photos des manuscrits et détails (« écrits sur le dos d’une boite de préservatif XXL »), etc… et les commentaires communs « tu sais , cet homme n’était pas qu’une bite » : « ah, bon, parce que vous en doutiez ? » . Bref quelqu’un pourrait-il nous indiquer quel est le rapport de ce genre d’entreprise avec la littérature ou la poésie (« les textes, rien que les textes » « Ouais bon, tais-toi un peu marguerite D. s't'plaît, tu nous fatigues un peu, là. nous avons bien compris le message "les textes rien que les textes". ») ?
Ceci dit nous n’avons eu le temps que de survoler les textes ( rien que les textes) et il est fort possible que l’intérêt des textes (rien que les textes) nous aient échappé. Poil au nez
http://manuelleyerly.blogspot.com/

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