On doit avoir très peur d'écrire. Ça n'est pas un acte naturel comme manger, ou faire l'amour. D'une certaine façon, c'est un acte contre nature. C'est dire à la nature qu'elle ne suffit pas, qu'il faut une autre réalité, l'imagination littéraire. 
Carlos Fuentes, écrivain mexicain décédé hier à l'âge de 83 ans.
Bertrand Delanoë écrivant, dans un point de vue publié dans le New York Times, pour dénoncer la candidature de Caroline Kennedy, la fille de John F. Kennedy, au poste de Sénatrice de l'État de New York pour succéder à Hillary Clinton, voilà déjà quelque chose de surprenant. À cela, il faut ajouter que le maire de Paris se montrait particulièrement critique vis à vis de cette candidature, en des termes tout à fait surprenants (et ce d'autant plus qu'à notre connaissance M. Delanoë ne parle pas forcément très bien anglais).
La lettre naturellement était un faux. Le New York Times vient de le reconnaître en signalant l'erreur et en engageant toute une procédure interne pour corriger ce type d'erreur. Un canular en tout cas qui a sans doute amusé à New York le "Village".
Non Fiction publie ci-dessous l'original de la (fausse) lettre de Bertrand Delanoë, la réponse du New York Times, et le lien original vers l'article.
Published: December 22, 2008
As mayor of Paris, I find Caroline Kennedy’s bid for the seat of Senator Hillary Rodham Clinton both surprising and not very democratic, to say the least. What title has Ms. Kennedy to pretend to Hillary Clinton’s seat? We French can only see a dynastic move of the vanishing Kennedy clan in the very country of the Bill of Rights. It is both surprising and appalling.
With all the respect and admiration I have for Ms. Kennedy’s late father, I find her bid in very poor taste, and, after reading “Kennedy, Touring Upstate, Gets Less and Less Low-Key” (news article, Dec. 18), in my opinion she has no qualification whatsoever to bid for Senator Clinton’s seat.
We French have been consistently admiring of the American Constitution, but it seems that recently both Republicans and Democrats are drifting away from a truly democratic model. The Kennedy era is long gone, and I guess that New York has plenty of more qualified candidates to fill the shoes of Hillary Clinton. Can we speak of American decline?
Editors' Note: December 22, 2008
Earlier this morning, we posted a letter that carried the name of Bertrand Delanoë, the mayor of Paris, sharply criticizing Caroline Kennedy.
This letter, like most Letters to the Editor these days, arrived by email. It is Times procedure to verify the authenticity of every letter. In this case, our staff sent an edited version of the letter to the sender of the email and did not hear back. At that point, we should have contacted Mr. Delanoë's office to verify that he had, in fact, written to us.
We are reviewing our procedures for verifying letters to avoid such an incident in the future.
The New York Times
ORIGINAL DE l'ARTICLE DU NEW YORK TIMES
6 commentaires
IVAN
Anonyme
élitiste non fiction !!!
Comprendre l'anglais n'est pas la mer à boire, de plus, il existe de nombreuses traductions sur le net, et de plus encore une fois, il est légitime que nonfiction laisse la seule version originale pour ne pas trahir la traduction. C'est au contraire, une preuve de respect et d'impartialité que nous laisse ce journal idéologique.
De ce texte, je ne vois pas ce qu'il apporte ni à son pseudo auteur ni au monde des idées ni NYTimes !
clio
night
"En tant que maire de Paris, je trouve que la candidature de Caroline Kennedy pour le siège de la sénatrice Hillary Clinton est à la fois surprenant et pas vraiment démocratique. C’est le moins que l’on puisse dire. Quel titre a Mme Kennedy pour pouvoir prétendre au siège d’Hillary Clinton ? Nous, Français, ne pouvons considérer cette démarche que comme dynastique de la part d’un clan Kennedy sur le déclin dans le pays de la Charte des Droits. C’est à la fois surprenant et révoltant.
Avec tout le respect et l’admiration que j’ai pour le défunt père de Mme Kennedy, je trouve sa démarche de très mauvais goût et après avoir lu l’article du 18 décembre (sur la tournée de Caroline Kennedy dans le nord de l’État de New York), je trouve qu’elle n’a aucune qualification pour prétendre au siège de la sénatrice Clinton.
Nous, Français, avons constamment admiré la constitution américaine, mais il semble qu’aussi bien les démocrates que les républicains s’éloignent de ce modèle véritablement démocratique. L’ère Kennedy est révolue depuis longtemps et j’imagine que New York a beaucoup de candidats bien plus qualifiés pour prendre la place d’Hillary Clinton. Pouvons-nous parler de déclin américain ?
Bertrand Delanoë
Paris, le 18 décembre 2008"
Stanis
C'est très bien de citer l'original, mais si on ne peut pas le comprendre... Nonfiction serait-il un site exclusivement élitiste ?
C'est dommage !