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Critique à nonfiction.fr

La phrase

On doit avoir très peur d'écrire. Ça n'est pas un acte naturel comme manger, ou faire l'amour. D'une certaine façon, c'est un acte contre nature. C'est dire à la nature qu'elle ne suffit pas, qu'il faut une autre réalité, l'imagination littéraire.

Carlos Fuentes, écrivain mexicain décédé hier à l'âge de 83 ans. 

Fondation Jean Jaurès

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Les Baay-faal du Sénégal : phénomène religieux sur fond social ou inversement ?
[mercredi 10 décembre 2008 - 10:00]
Ethnologie, Anthropologie
Couverture ouvrage
Islam, mysticisme et marginalité : les Baay Faal du Sénégal
Charlotte Pézeril
Éditeur : L'Harmattan
320 pages / 29,93 € sur
Résumé : Une étude sur la communauté islamique des Baay-faal du Sénégal qui saisit les liens entre investissement religieux et marginalisation sociale.
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"Eskey !" dit l’onomatopée religieuse typiquement baay-faal signifiant la satisfaction et l’étonnement positif. À n’en pas douter, cette expression retentira à l’arrivée de cet ouvrage sur les étals sénégalais et lorsqu’il circulera dans les nombreux daara (lieu de vie, d’apprentissage et de travail des Baay-faal) visités par Charlotte Pézeril pendant sa recherche. Il y a même fort à parier qu’à l’avenir il sera discuté et mobilisé dans les études traitant des mouvements religieux contemporains sénégalais, voire plus largement des transformations sociales sénégalaises.

L’un des mérites de cette étude est de mettre fin à un paradoxe : l’extrême visibilité d’une communauté religieuse qui n’a d’égal que l’impressionnant silence des sciences sociales sur celle-ci et sur son développement dans le paysage social du Sénégal depuis la deuxième moitié du XXème siècle. Difficile d’imaginer pourtant que ceux qui ont foulé le sol sénégalais au cours de ces trente dernières années n’aient pas croisé, en ville ou en brousse, ces étranges énergumènes entre Arlequin (vêtements en patchwork multicolore), mendiant (avec leur calebasse pour faire l’aumône), rastaman (coiffés de longues dreadlocks), punk (anticonformisme social) et moine-soldat de l’époque médiévale, connus pour leur engagement mystique et leur investissement passionné dans leur mission terrestre. En réalité, les Baay-faal interpellent sans qu’il ne soit vraiment nécessaire de les chercher.

"Eskey !" donc, et "enfin !" pourrait-on dire, tellement il nous est arrivé de tomber sur des analyses si peu satisfaisantes sur le sujet. Enfin un travail minutieux, au plus proche du terrain, ne se limitant pas aux stéréotypes les plus communs. Enfin une véritable recherche qui fait parler les premiers concernés et qui adopte une démarche compréhensive autorisant l’auteur à avancer des thèses jusqu’ici inédites.


La fin d’un étrange silence

Comment donc expliquer ce si long silence concernant cette communauté qui existe depuis la fin du XIXe siècle, se demande Charlotte Pézeril ? Mutisme d’autant plus étonnant que le mouvement baay-faal est né suite à l’émergence d’une figure centrale de la confrérie mouride – Mame Cheikh Ibra Fall (1856 ou 58 – 1930) – fidèle compagnon de son fondateur Cheikh Ahmadou Bamba (1853-1927), et que cette confrérie constitue à ce jour l’un des objets les plus étudiés de la région !

Titre du livre : Islam, mysticisme et marginalité : les Baay Faal du Sénégal
Auteur : Charlotte Pézeril
Éditeur : L'Harmattan
Collection : Anthropologie critique
Date de publication : 21/03/08
N° ISBN : 2296053572
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5 commentaires

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s.modou mbenda fall

04/12/11 18:40
merci
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Anonyme

04/12/11 18:36
Je m'appele modou mbenda fall et je suis petit fils de mame cheikh ibrahima fall.Je suis trés satisfait de toutes vos recherches sur mame cheikh et le bayfalisme et j'avoue que ce qui m'a le plus touche c'est le fait que vous ayiez démontré que la naissance du mouridisme est consécutive à l'arrivée de cheikh ibra à mbacké kadior et à l'accomplissement du pacte d'allegence.
serignedame03@hotmail.fr
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clamisols

25/05/09 07:19
Ce qui me répugne dans vos articles c'est que vous ne disposez pas de sources sûr ! vous vous permettez d'écrire n'importe quoi que vous raconte n'importe qui !
si vous voulez écrire sur le mouridisme ayant l'honneteté scientifique de rencontrer des savant mourides. ou de lire au moins les chartes du mouridisme ou même les nombreux documents que le cheikh lui même a écrit.
Le mouridisme est une école islamique soufie ni plus ni moins.
Il est basé sur les 5 piliers de l'islam et se distingue des autres écoles soufies par sa pratique du zikr qui est remplacer par le travail et la formule du LA Illaha Illa LAH.
Il est la revivification de la sounnah du prophète ( SAW).
Le pacte d'allégéance du temps de l'islam est revenu avec le cheikh.
Un conseil vous pouvez pas écrire sur le mouridisme sans avoir au préalable connaitre le soufisme , ne serait ce que les bases les plus élémentaires.
Le mémoire de Xavier Dantan montre à quel point , il a abusé de la téranga sénégalaise pour traduire des conneries. Pire il se permets d'apporter son jugement et son mauvais interprétation sur le foi des disciples mourides. Pour lui un marginal qui se réclame d'une voie soufie lui convient comme véritable sources d'information.
résultat: son texte est bon pour une pièce théatrale....
je vous donne mon email si vous souhaiter discuter sur le mouridisme avec des sources claires.
clamisols@yahoo.fr
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black2004

12/12/08 23:18
Voici le lien [url]http://senego.com]senego.com[/url]
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black2004

12/12/08 23:16
eskay dierdieuf serigne touba j'aime bien votre article je suis moi meme originaire du sénégal vivant en france et je suis vraiment content de voir que vous occidentaux vous etes intéressé par notre communauté n'hesitez pas a visité ce qite sénégalais aussi http://senego.com

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