Rédacteur

Critique à nonfiction.fr

La phrase

On doit avoir très peur d'écrire. Ça n'est pas un acte naturel comme manger, ou faire l'amour. D'une certaine façon, c'est un acte contre nature. C'est dire à la nature qu'elle ne suffit pas, qu'il faut une autre réalité, l'imagination littéraire.

Carlos Fuentes, écrivain mexicain décédé hier à l'âge de 83 ans. 

Fondation Jean Jaurès

Fondation Jean Jaures

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Des solutions alternatives à la "riposte graduée"
[mardi 09 décembre 2008 - 12:00]
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Outre-Atlantique, le débat sur le téléchargement progresse en donnant notamment lieu à quelques expérimentations innovantes pour la résolution du "conflit" opposant internautes et maisons de disques. Warner Music, à l’origine de la dernière, serait en discussion avec les universités américaines afin de leur proposer un abonnement payant qui permettrait pour tous leurs étudiants, de télécharger gratuitement et de manière illimitée des fichiers musicaux sur leur réseau.

Une sorte de licence globale "volontaire" qui, selon Numérama, intéresserait déjà le MIT et les universités de Columbia, Stanford, Chicago, Washington, Colorado, Michigan, Cornell, Penn State, Berkeley et Virginie, et dont la recette serait ensuite répartie entre les différents acteurs, proportionnellement au nombre de téléchargements effectués.


Et en France ?

Si le débat sur la loi HADOPI et sa récente adoption par le Sénat a mis en évidence de nombreuses questions, il a aussi divisé les acteurs en deux groupes bien distincts : les adeptes du tout gratuit VS ceux du tout interdit.

Mais certains ne font partie ni de l'un ni de l'autre camp. C’est le cas de Philippe Aigrain, qui, dans son livre Internet & Création  pose une question "jusqu'alors absente du débat" mais qu'il considère comme centrale : "Comment favoriser la création sur Internet tout en favorisant la rémunération des auteurs ?" Dans son livre, il propose une analyse objective de la situation et de ses possibles afin de faire avancer la réflexion sans opposer échange et rémunération, jusque même "organiser leur synergie."


En effet, les échanges sur Internet existent et plus personne ne peut revenir dessus. Au départ, les bibliothèques de prêt et copies de cassettes vidéo ont été accueillies avec enthousiasme, puis le développement s'est accéléré à une vitesse grand V, occasionnant certaines craintes. Plutôt que d'éradiquer les TIC, Philippe Aigrain prend le parti d'organiser ces effets. Car parallèlement, il voit la possibilité d'échanger sur Internet comme une réelle opportunité pour le développement de la culture, pour des auteurs de faire connaître leurs œuvres, pour les utilisateurs de se regrouper, de se rencontrer et de créer. Mais le développement actuel et "dans l'ombre" des échanges "hors marché" démontrent aujourd'hui ses limites : la gratuité d'abord, à laquelle il est nécessaire de palier par un système de financement mutualisé pour donner aux auteurs la rémunération qui leur est due et favoriser la création. Mais aussi, le fait de ne pas encore reconnaître et légitimer ses échanges donne lieu à de nombreuses dérives et nous prive surtout de nouvelles opportunités. Philippe Aigrain les décrit notamment au début de son livre : un développement des techniques de recherche, une meilleure qualité des œuvres, l'apparition de nouveaux services en ligne, la création de communautés organisées et légitimes, en bref "un impact positif sur l'économie générale de la création" si on y instaurait des cadres et une légitimation.

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1 commentaire

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Albanel

09/12/08 13:48
Et en France ? Facile, censure, répression, hypocrisie, vive HADOPI ...

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