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Critique à nonfiction.fr

La phrase

On parle souvent des victimes directes des printemps arabes mais rarement des 2000 morts migrants, tués par non-assistance à personne en danger qui, abandonnés par l’Europe, se sont échoués dans des conditions épouvantables. L’Union européenne a fait des printemps arabes une tragédie qui a été celle des migrants tragiquement noyés, dont les oppresseurs ne sont ni Moubarak, ni Ben Ali mais les responsables européens.

Bertrand Badie, sur nonfiction.fr, le 31 janvier 2012. 

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De l’Arcadie au Déluge. La nature selon Nicolas Poussin
[mercredi 03 décembre 2008 - 11:00]
Arts plastiques
Couverture ouvrage
Poussin and Nature. Arcadian Visions.
Pierre Rosenberg
Éditeur : Yale University Press
414 pages / 50 € sur
Résumé : Un catalogue intéressant qui reconsidère l'oeuvre de Poussin en centrant le propos sur la représentation de la nature.
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Que nous vient-il aujourd’hui à l’esprit à l’évocation de Nicolas Poussin ? Les amateurs les plus avertis associeront sans doute le nom de Poussin au classicisme : ce peintre français, né près de Rouen en 1594, mais installé à Rome à partir de 1624 où il mourut en 1665, est en effet traditionnellement considéré comme un "peintre érudit" admirateur de l’Antiquité, un modèle pour les fondateurs de l’Académie de peinture et pour les partisans du retour à l’antique qui l’estimèrent à l’égal de Raphaël, comme un artiste qui ne représentait pas la nature telle qu’elle est, mais telle qu’elle doit être  L’exposition Poussin and Nature, présentée l’hiver dernier à Bilbao, puis au printemps à New York, au Metropolitan Museum, sous la direction de Pierre Rosenberg  prend le contre-pied de cette vision traditionnelle et s’intéresse, non à l’artiste "classique" mais au peintre de la nature.


Poussin, peintre classique ou peintre de la nature ?  

Ainsi, du peintre dont l’ambition était de représenter des scènes bibliques et mythologiques en s’inspirant des plus grands textes de la littérature, Ovide, Virgile, Plutarque, Le Tasse ou Montaigne, ne sont présentés dans ce catalogue que les "paysages", c’est-à-dire les œuvres où la nature occupe la plus grande part de la composition, puisque la figure humaine est toujours présente, quoique discrète, chez Poussin, qui n’a jamais peint de "paysages purs", à la différence de certains de ses contemporains, tel son beau-frère et ami Gaspard Dughet. Il ne s’agissait donc pas de consacrer une nouvelle rétrospective à Nicolas Poussin  mais de s’intéresser à un thème longtemps méconnu, la représentation de la nature chez Poussin, afin de jeter un regard nouveau sur l’œuvre d’un des plus grands peintres français. Le catalogue, dont la présentation matérielle est très agréable, répond parfaitement au parti pris de départ tout en faisant la synthèse des recherches les plus récentes sur Nicolas Poussin. Il s’avère ainsi être, non seulement une étude portant sur les paysages de Poussin, mais aussi une introduction à son œuvre toute entière et donne un aperçu des évolutions de l’historiographie concernant l’artiste.


Dans l’atelier d’un génie : la méthode et les thèmes de prédilection d’un peintre de paysage 

Un même thème, la Nature, relie les six articles qui précèdent le catalogue des paysages de Poussin, le catalogue, réalisé par Pierre Rosenberg, étant constitué des peintures comme des dessins de paysages. Il s’agit pour les auteurs respectifs  d’étudier la relation de Poussin à la peinture de paysage sous ses aspects les plus divers possibles. Le premier article est consacré à la fortune critique de Poussin, paysagiste.

Titre du livre : Poussin and Nature. Arcadian Visions.
Auteur : Pierre Rosenberg
Éditeur : Yale University Press
Date de publication : 01/03/08
N° ISBN : 0300136684
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2 commentaires

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La rédaction

08/12/08 09:25
c'est corrigé, merci de votre vigilance.
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Abrien

05/12/08 16:31
Coquille dans la note 1. XVIII° siècle: il y a un I de trop (1635-1709 donc le 17e siècle).

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